St-Georges – Francorchamps

Église Saint Georges de Francorchamps


La consécration de cette église a eu lieu le 20 décembre 1970.
Dans sa forme générale, l’église de Francorchamps est un seul vaisseau triangulaire dont le sommet est arrondi. Les matériaux sont traditionnels : pierres, briques, bois et ardoises, soit des matériaux bien locaux :
au sol, de la pierre des carrières de la vallée de l’Amblève légèrement adoucie
des murs en moellons d’arkose des carrières de Waimes et Vielsalm à l’intérieur, des briques sans enduits simplement badigeonnées
un revêtement de plafond en sapin ; des poutres en bois lamellé supportent plafond et toiture. Par des techniques avancées, elles autorisent des portées appréciables sans nul appui intermédiaire. Ainsi, la grande poutre atteint une portée de 19 mètres.

  • Un élément nouveau, pour l’époque, le béton qui, laissé brut de décoffrage, a définitivement acquis ses lettres de noblesse (jubé, cheminée, rampe d’accès entre niveaux, tour signal où les cloches (dont la plus ancienne date de 1879) ont été replacées et le grand mural conçu par le sculpteur André PIRLOT)

André PIRLOT, né en 1926 à Ensival et ancien élève du collège de Stavelot a résidé en Suisse où il a collaboré, ainsi qu’en France, à la construction et à la restauration de plusieurs édifices religieux. Il est décédé en 1997.

Ici, il a exécuté le mural extérieur, le Christ en croix qui domine l’autel, la statue de la Vierge à l’Enfant, le tabernacle, l’ambon, les fonts baptismaux et le bénitier.

Le mural extérieur:

Le grand bas-relief en façade énonce le thème général du symbole.
Il désigne les entrées de l’église, marque un passage.
Les symboles humains sont intégrés suivant une progression définie :

Un être isolé, c’est l’homme…un autre différent, c’est la femme…puis le couple, puis les trois désignant la famille, enfin les quatre suivants, c’est le groupe, c’est-à-dire l’Église, conduit par Saint Georges qui tient la croix et écrase le démon.

Croix funéraires

Six fragments de croix sont scellés dans le mur en gros moellons délimitant la petite esplanade d’accueil.

Elles datent de la seconde moitié du 18° siècle.

Le volume intérieur:

  • l »ascension de la toiture vers le chœur crée une élévation de l’espace intérieur alors que la largeur se rétrécit.
  • un éclairage intense dans le volume réservé au chœur et à l’autel tandis que la nef est éclairée sobrement par une lumière diffusée au ras de la toiture.
  • un maximum de dégagement de la vue vers l’autel, pôle d’attraction de l’édifice.

Les sculptures contemporaines:

Dans l’église, les structures du bas-relief se retrouvent dans toutes les œuvres contemporaines :

  • Les fonts baptismaux, Jean baptisant Jésus.
  • L’ambon, l’Esprit Saint symbolisé par la colombe.
  • Le tabernacle, centre de la vie mystique.
  • La Vierge portant son fils à bout de bras.
  • Le Christ qui est l’élément central.
    Les sculptures en bois provenant de l’ancienne église:
  • La statue en bois polychrome de Saint Georges terrassant le dragon date de la deuxième moitié du 18° siècle. Elle a été restaurée par les ateliers Liégeois de Battice en 1974. Art populaire. Hauteur : 90 cm.
  • Statue de Saint Joseph et l’Enfant, 1723 (d’après archives). Elle est en bois décapé et mesure 105 cm de hauteur.
  • Statue de Saint Remacle, 1765. Elle est en bois décapé et mesure 150 cm de hauteur.

L’orgue

Instrument créé pour la nouvelle église par la manufacture André Thomas de Ster – Francorchamps. En 2011, après avoir été déménagé du jubé, trop humide, dans le fond de l’église, il a été réparé et complété par la même entreprise.

Brigitte Renier

 

 

Sources:

Le répertoire photographique du mobilier des sanctuaires de Belgique Canton de Stavelot (Agnès Gouders 1977)

La plaquette éditée lors de la consécration de l’église

 

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