Archives pour la catégorie Année Sainte de la Miséricorde

Pèlerinage Moresnet & Montjoie le samedi 3 septembre 2016

Pèlerinage Moresnet & Montjoie   

Départ avec autocar « voyages Léonard » : Francorchamps rue Emile Goedert (école)  08h00   / Stavelot  Avenue du Doyard (meuble Gaspard) 08h15 /  Trois-Ponts (gare) 08h30 .

Déroulement de la journée :

10h00 :  chemin de croix à Moresnet animé par notre curé Michel Capéimage-20

11h00:  sacrement de réconciliation possible                                                                                         11h30:  Eucharistie et passage de la « Porte Sainte »                                                                               13h00:  repas au restaurant Bellevue à côté de l’église (boulet frite + 1 boisson)                           15h00: arrivée à Montjoie (temps libre)

e6e7423e-1632-11e4-a3eb-1ab76cf19ffa_original                                                       16h15:  embarquement dans le train du village pour une visite de  30 minutes dans                                                Montjoie et de son château fort historique                                                    17h00:  temps libre

Retour prévu aux alentours de 19h00

———————————————————————————————————————–

Talon d’inscription

Nom :——————————————————

Prénom:—————————————————-

Nombre de personne:———————————-

Adresse:—————————————————-

Téléphone:————————————————-

Prix du pèlerinage avec le repas compris et le train à Montjoie

PAF par personne : 26,00 €  à verser sur le compte du conseil économique paroissial

les Burziheids 19   4970 Stavelot

BE87-0001- 5443-3494

Responsable : Benoît Wey, diacre  Avenue Ferdinand Nicolay 5  Stavelot

GSM :  0497/ 85 18 32

Troisième conférence « la parabole des œuvres de miséricorde » par le père Jean-Marc de Terwangne

DSC03962

LA MISERICORDE III

LES ŒUVRES DE MISERICORDE.

Par le Père du Foyer de Charité de Spa-Nivezé, L’Abbé Jean-Marc de TERWANGNE

  • Le titre nous renvoie au texte du jugement dernier en Mathieu.

Traditionnellement en s’inspirant de plusieurs textes bibliques, notamment de l’Ancien Testament, on en dénombre 14.  Il y a 7 œuvres corporelles auxquelles correspondent 7 œuvres spirituelles.

  • Il ne s’agit pas d’une réflexion annexe à l’Evangile. Non ! Il s’agit plutôt du déploiement de l’Evangile dans le concret de la vie.  C’est la bonne nouvelle annoncée aux nations.

CORPORELLES                                                   SPIRITUELLES

  1. Donner à manger aux affamés     1.conseiller ceux qui doutent
  2. Donner à boire aux assoiffés.       2. Instruire les « ignorants »
  3. Vêtir ceux qui sont nus                   3. exhorter les pécheurs
  4. Abriter l’étranger.                            4.consoler les affligés
  5. Soigner les infirmes                        5.Pardonner les offenses
  6. Visiter les prisonniers                     6.La patience avec les ennuyeux
  7. Enterrer les morts.                         7.Prier pour les vivants et les morts.

 

  • Jésus envoie ses disciples pour témoigner de l’expérience vécue par eux de la miséricorde, d’abord là où ils étaient et ensuite jusqu’aux extrémités de la terre.

Note :  la conférence s’inspire d’un petit livre intitulé « les œuvres de la Miséricorde corporelles et spirituelles- Jubilé de la Miséricorde, texte officiel, chez Mame.

  • Saint Augustin (354-430) évêque de Hippone (actuelle Algérie), dans son Sermon 42 dit qu’il y a 2 faces à la Miséricorde :

– donner le bien qu’on possède

-pardonner le mal qu’on reçoit.

  • L’aspect du don est développé par le Pape François dans la Bulle d’indiction annonçant l’année jubilaire.

« Que le peuple chrétien réfléchisse sur les œuvres de la miséricorde corporelles et spirituelles.  Ce sera une façon de réveiller notre conscience endormie…et de pénétrer le cœur de l’Evangile dont les pauvres sont les premiers destinataires …Toute la prédication de Jésus illustre et met en pratique les Œuvres de Miséricorde.

« C’est par ces œuvres qu’on vérifiera si on est, oui ou non, de vrais disciples ».

Isaïe 61,1-2 « L’Esprit du Seigneur est sur moi, car Il m’a donné l’onction ; Il m’a envoyé porter la bonne Nouvelle aux pauvres, panser les cœurs meurtris, annoncer aux captifs la libération, et aux prisonniers la délivrance, proclamer une année de grâce de la part du Seigneur… »

Il s’agit de proclamer cette année de la Miséricorde en paroles et en actions.

Le Pape poursuit : « Ne tombons pas tous dans l’indifférence qui humilie, l’habitude qui paralyse, qui empêche de découvrir la NOUVEAUTÉ (chemin de résurrection).

Ouvrons les yeux sur les misères du monde, sur les blessures de ceux qui sont privés de dignité.  Sentons –nous appelés à entendre leurs cris, que nos mains serrent leurs mains, qu’ils sentent la chaleur de notre présence, de notre amitié, de notre fraternité. »

C’est un réel programme de toute une vie.  Nous sommes tous en chemin, malgré les blocages qui nous habitent souvent.

Un exemple, il a fallu que je rencontre Stéphane, un handicapé, pour n’en avoir plus peur et ainsi découvrir la très grande richesse de ces personnes différentes.

Il en est de même pour les souffrants.  N’ayons pas peur, ce sont eux qui nous guérissent.

Le Pape : « Que leurs cris deviennent les nôtres. »

Le service ne suffit pas, il faut être habité par l’Amour. « Ensemble, nous briserons les barrières de l’indifférence ».

Isaïe 58, 6-7 (le jeûne agréable à Dieu)

«  Le jeûne que je préfère, dit le Seigneur, c’est ceci :

Défaire les chaînes injustes,

Délier les liens du joug,

Renvoyer libres les opprimés,

Et briser les jougs ?

N’est-ce pas partager ton pain avec l’affamé, héberger chez toi les pauvres sans abri, si tu vois un homme nu, le vêtir, ne pas te dérober devant celui qui est ta propre chair.

Alors ta lumière éclatera comme l’aurore, ta blessure se guérira rapidement… »

Les œuvres de Miséricorde sont des œuvres d’humanisation.  L’autre est de ta chair, il est ton frère, ta sœur.  Il s’agit de vivre dans la fraternité de Dieu.

Isaïe 55, 10  « le Seigneur fait pleuvoir sur les justes comme sur les méchants » .

JOB 31, 16-17.19.21

Job dit en discutant avec Dieu qu’il ne comprend pas :

« Ai-je été insensibles aux besoins des faibles, laissé languir les yeux de la veuve ?

Ai-je mangé seul mon morceau de pain sans le partager avec l’orphelin ?…

Ai-je vu un miséreux sans vêtements, un pauvre sans couverture ?…

Ai-je agité la main contre un orphelin ?… »

Exemple : Dans une maison de repos, un dame âgée constatait l’absence de chapelle dans l’établissement et disait ( en pensant à la prière) : « on n’a plus que cela à faire ! »

TOBIE 1, 16-18

« Moi Tobie, j’avais souvent fait l’aumône à mes frères de race, je donnais mon pain aux affamés et des habits à ceux qui étaient nus ; j’enterrais les cadavres de mes compatriotes persécutés jetés par-dessus les remparts de la païenne Ninive…J’étais devenu un fossoyeur clandestin… »

Notons que Mt 25 ne cite que 6 œuvres de Miséricorde corporelles.  La 7ème se trouve dans le Livre de Tobie : enterrer et prier pour les morts.

ORIGENE (185-253), commentateur de la Bible, est le premier à parler des œuvres de Miséricorde SPIRITUELLES.

« L’homme ne vit pas seulement de pain mais aussi de la parole de Dieu.  Il s’agit de s’occuper de l’intégralité de la personne.

Voir à ce propos l’encyclique « Laudato Si ».

SAINT JEAN CHRYSOSTOME (344-407), Père de l’Eglise grecque, évêque de Constantinople.

Il parle du SACREMENT DU FRÈRE dans son commentaire de l’Evangile selon St Mathieu.

Il va même encore plus loin puisqu’il le rattache à l’eucharistie.   Les œuvres corporelles sont une manière de participer au don du corps du Christ dans l’Eucharistie.

Honore le corps de Jésus  en donnant du pain à l’affamé.  Honore le Christ en partageant tes biens avec les pauvres.

SAINT LOUIS-MARIE GRIGNION DE MONFORT (1673-1716)

Fondateur des Filles de la Sagesse et des Montfortains, a rédigé un très bel acte d’offrande à la Sainte Vierge : « je te choisis aujourd’hui ô Marie,…pour ma Reine et ma Mère.  Je te livre et consacre, en toute soumission et amour, mon CORPS et mon AME… »

SAINT HOMAS D’AQUIN (1225-1274), théologien dominicain, italien, auteur de la fameuse Somme théologique, confirme et fixe les 2 listes des œuvres de Miséricorde

SAINT JACQUES, chef de l’Eglise à Jérusalem mort martyr par la main des Juifs vers 62.

Jc 2,14-17

« A quoi cela sert-il que quelqu’un dise « j’ai la foi », s’il n’a pas les œuvres ? La foi peut-elle le sauver ?  Si un frère ou une sœur sont nus, s’ils manquent de leur nourriture quotidienne, et que l’un d’entre vous leur dit : « Allez en paix, chauffez-vous, rassasiez-vous, sans leur donner ce qui est nécessaire à leur corps, à quoi cela sert-il ?  Ainsi en est-il de la foi : si elle n’a pas les œuvres, elle est tout à fait morte… »

Les Œuvres de Miséricorde CORPORELLES.

  1. Donner à manger aux affamés.

Le Notre Père : Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.

Une prière : non pas « Toi Dieu procure du pain à ceux qui n’en n’ont pas mais « procurons du pain » ou mieux encore « fais-nous donner du pain à ceux qui n’en ont pas ».  Il y a aussi la faim spirituelle.

  1. Donner à boire aux assoiffés

« J’ai soif », dit Jésus sur la croix.  Qui va lui donner à boire ?   Sera-ce du vinaigre ?

Le Pape François, dans « Laudato Si  30 » parle de l’accès à l’eau potable comme d’un droit de l’homme fondamental, inaliénable, non commercialisable car il touche à la survie des hommes.

Le psaume 63,2 parle de la soif de l’âme.  « Mon âme languit après Toi Seigneur, comme la biche après l’eau fraîche.  Souvenons-nous aussi des 3 puits de la rencontre de Jésus avec la Samaritaine au puits de Jacob.

  1. Accueillir l’Etranger

LV 19,34 « l’Etranger qui réside avec vous sera pour vous comme un compatriote et tu l’aimeras comme toi-même, car vous avez été étrangers au pays d’Egypte et je vous ai libérés ».

Il nous faut changer de regard sur l’autre.

La règle de St Benoît (480-547) précise qu’il faut considérer l’hôte (l’accueilli, l’étranger) comme un autre Christ.

  1. Vêtir le nu

St Paul (Galates 3,23) parle d’être revêtu du Christ.  Le Christ Lui-même te revêtira de sa grâce par le baptême.

  1. Assister les malades
  2. Visiter les prisonniers.

Ps142, 7-8 « Délivre-moi de mes persécuteurs, ceux qui sont plus forts que moi !  Fais sortir de prison mon âme, que je te rende grâce… »

Héb 13,3 « Souvenez-vous des prisonniers, comme si vous étiez emprisonnés avec eux et de ceux qui sont maltraités, comme étant vous aussi dans un corps. »

  1. Ensevelir les morts

Si 38, 16 « Mon fils, répands tes larmes pour un mort, pousse des lamentations pour montrer ton chagrin, puis enterre le cadavre selon le cérémonial et ne manque pas d’honorer sa tombe. »

Il est à noter que les impies n’avaient pas droit à une tombe.  Pas de lieu-mémoire ! pour que le mal cesse de se propager…

Les œuvres de Miséricorde SPIRITUELLES.

  1. Conseiller ceux qui doutent

Il s’agit aujourd’hui, plutôt que de conseiller, ce qui serait perçu comme faire la leçon, d’ouvrir l’autre à des questionnements, sensibiliser à la recherche de SENS.

  1. Enseigner les « ignorants »

Il faut rendre compte de nos expériences de Miséricorde en ouvrant le cœur à la Foi et à l’Espérance pour vivre la Charité dans une vraie rencontre fraternelle.

  1. Avertir les pécheurs

Il s’agit de la correction fraternelle prônée par l’Ecriture.

Mt 18,15-17 « Si ton frère… »  Il s’agit de construire la fraternité.  Rien à voir avec un règlement de compte ou du réflexe de ne pas se mêler des affaires des autres.  Indifférence ?  Prudence ?  Peur ?  Pas d’ennuis ?

  1. Consoler les affligés

Is 40, 1 « Consolez, consolez mon peuple » C’et le livre de la consolation.

Consoler étymologiquement signifie cum-solus, c’est-à-dire vivre avec celui qui est seul, entrer dans sa solitude en cheminant ensemble.

Mt 5 les Béatitudes « Heureux ceux qui pleurent, ils seront consolés ».

  1. Pardonner les offenses

Si tu ne deviens pas frère de l’autre, tu ne peux être pardonné toi-même puisque tu n’es pas entré dans le plan de Salut de Dieu.

 

  1. Supporter avec patience les personnes ennuyeuses.

Si 7, 8 « Mieux vaut la patience que la suffisance.  La patience est difficile à l’époque du tout,  tout de suite.

Il faut supporter ce qui dérange car c’est souvent le miroir de nos propres défauts.  On est renvoyé à soi-même.  Inutile d’accuser l’autre.

Exemple : l’écharde dans la chair de St Paul.

  1. Prier pour les vivants et les morts.

Jésus est descendu aux ENFERS (entrailles de la terre, lieu des ténèbres) pour aller rechercher Adam et Eve c’est-à-dire l’humanité.  Il est descendu jusqu’à nous pour nous pardonner et donc nous ressusciter.

PRIÈRE.

Prions pour une Eglise qui nous encourage d’agir concrètement en donnant,

mais aussi pour le cœur en pardonnant car ce sont les 2 faces de la Miséricorde en ACTE.

24 heures pour le Seigneur

les-24-heures-pour-le-seigneur

Lors du dernier leatare à Stavelot, le monde chrétien catholique, à la demande de notre Pape François, a consacré 24h pour le Seigneur en référence à l’année de la Miséricorde et aux portes Saintes.

Notre Unité a donc postposé cette organisation. En voici le programme :                                         Il prépare aussi la fête de l’Assomption.

Samedi 13 août 2016

18h30 à Basse-Bodeux :  ouverture des 24h pour le seigneur par l’Eucharistie, animé par l’abbé                                               Norbert Maréchal sur le thème de la porte Sainte.                                                                                   Renouvellement de la grâce du baptême. Salut et Tantum Ergo suivit                                                 de la bénédiction de St Sacrement.

20h30 à Stavelot : transfert du St Sacrement à la chapelle de l’église. Animation de l’adoration                                    ( pendant une heure) ensuite adoration silencieuse toute la nuit.  

Dimanche 14 août 2016

8h30 à Stavelot : office des laudes de Notre Dame                                                                                                                 ADORATION                                                                                                                   10h30 à Stavelot:  messe dominicale                                                                                                                                          ADORATION                                                                                                                       14h00 à Stavelot:  office du milieu du jour (Assomption) jusqu’à 14h30  

15h30 à Francorchamps  : adoration et chapelet jusqu’à 17h30

17h30 à Ster :    recueillement et répétition                                                                                               18h00 à Ster :  messe de l’assomption avec l’office des vêpres incorporées : présidée par notre                             curé.                    Bénédiction du St Sacrement .

Clôture des 24 heures à 19h45.    

NOTE :  les groupes de prières, les Adorateurs , les priants du chapelet sont invités à                          s’investir et à s’organiser dans les plages horaires proposées.                               

24 Heures pour Dieu

 

cq5dam.web.1280.1280Logo de l’année Sainte de la Miséricorde

Une étape importante de cette Année de la Miséricorde : les 24 heures pour le Seigneur, demandées par notre pape François. Elles auront lieu ces 4 et 5 mars, dans l’Église universelle, en plein milieu du Carême, la veille du dimanche de Laetare (Réjouis-toi) où nous entendrons la merveilleuse parabole de l’Enfant prodigue (Luc 15).

La cathédrale de Malmedy étant église jubilaire, nous mettrons l’accent sur le rite duPassage de la Porte de la Miséricorde, pour nous rappeler que c’est Jésus qui est la PORTE qui nous fait entrer dans la Miséricorde du Père et qui nous permet de cheminer à sa suite pour devenir, à notre tour, témoins et porteurs de cet Amour de Dieu pour nos frères humains.

Certes, nous pourrions accomplir de nombreux gestes humanitaires et d’amour respectueux envers des frères et sœurs en détresse : ils sont nombreux, et les occasions ne manquent pas pour agir. Mais il est important aussi qu’un souffle, le Souffle de l’Esprit d’Amour de Dieu, anime et irrigue toutes ces actions. Il est nécessaire aussi que nous découvrions pour nous-même et que nous expérimentions cet Amour premier de Dieu pour nous, pour chacun et chacune : Oui, nous avons du prix aux yeux de Dieu, nous sommes ses enfants bien-aimés ! Le découvrir et l’expérimenter, devrait nous libérer au plus profond de nous-mêmes, nous aider à nous aimer et respecter nous-mêmes, et recevoir au fond du cœur, Joie, Paix et Espérance…

Le chemin pour découvrir cette Miséricorde de Dieu, et que nous propose l’Église, est d’abord l’écoute de la Parole de Dieu et surtout de l’Évangile et sa rumination –pour nous mettre à son diapason– la prière et l’adoration, et les sacrements de l’Amour que sont l’Eucharistie et la Réconciliation.

Nous pourrons déposer au pied de la Croix les poids et les souffrances (symbolisés par une pierre) qui pèsent sur notre cœur, revivifier notre dignité d’enfant de Dieu à la fontaine baptismale et confier à l’amour du Seigneur nos attentes et nos espoirs. C’est la démarche que nous proposons pour ces « 24 heures pour Dieu ».

Concrètement :

* L’Eucharistie ouvre et ferme ces 24h : elle aura lieu vendredi et samedi à 18h, à la cathédrale.

* Le rite du Passage de la Porte de la Miséricorde, avec la possibilité de recevoir le sacrement de la Réconciliation, se vivra à 4 moments :

·         vendredi 4 mars à 19h30,

·         samedi 5 mars à 10h, 13h et 16h.

* Des temps de prière seront animés

·         par les Sœurs : les Laudes, samedi à 9h,

·         par les Frères : l’office du milieu du jour, samedi à 12h, et

·         par des moines de Wavreumont : les Vêpres, samedi à 17h.

* Le Saint Sacrement sera exposé durant ces 24 heures, pour laisser place à l’Adoration et à l’abandon dans le sein miséricordieux du Père. Des feuillets avec des textes de la Parole de Dieu, des chants et psaumes et des prières seront à disposition.

Puissions-nous vivre ce moment comme un temps de grâce : Dieu veut nous bénir ! Ne passons pas à côté !

DSC03905

Père Norbert Maréchal

Deuxième conférence sur la miséricorde par le père Jean-Marc de Terwangne

LA MISÉRICORDE   II

Père Jean-Marc de Terwangne.

1ère conférence de carême - J-M de Terwangne

conférence de carême – J-M de Terwangne

  1. La conversion de la Samaritaine (Jn 4)

Cette conversion est facilitée par la présence de Jésus.

Il vient faire la vérité dans notre  vie.  « Appelle ton mari… »

La Samaritaine adhère au dévoilement progressif de la personne de Jésus.  Elle le perçoit comme un juif, puis un prophète, puis le Messie.  « C’est moi qui te parle ».

C’est une rencontre réussie.  Le sont-elles toutes ?…

 

  1.  Le lavement des pieds (Jn 19)

La conversion de Pierre est plus laborieuse.

Pierre a une attente précise du Messie.  Il n’est en tout cas pas à ses yeux un esclave mai plutôt un Messie puissant !

Mais Jésus est d’abord venu pour guérir le cœur malade (à cause du péché) de l’homme.  Souvenons-nous du paralytique descendu par le toit de la maison.  Jésus lui dit : « tes péchés te sont remis ».  ce n’est pas cela que les porteurs demandaient.

Jésus voit les cœurs et y discerne l’absolue urgence de la guérison intérieure dont la guérison de la paralysie physique va être l’achèvement.

La raison invoquée par Jésus pour achever le miracle est : « pour que vous sachiez que j’ai le pouvoir de purifier, lève-toi et marche ».

Jésus connaît sa mission. Il sait ce qu’il veut.  « Sachant qu’il était sorti du Père et qu’il retournait vers le Père… »

Jésus conduit sa vie pour en faire une offrande.  Nul ne lui prend sa vie, pas même Judas en le trahissant, c’est lui qui la donne.  Jésus est livré par Judas dans l’acte de prendre sa vie pour la transmettre..  « Ceci est mon corps », «  Ceci est mon sang ».

Le signe, c’est le lavement des pieds qui dans Saint Jean, tient lieu d’institution de l’Eucharistie.

Pierre rejette cet abaissement divin volontaire, tout-à-fait contraire à l’image idole qu’il se faisait de Dieu.  Il est prisonnier de son attente messianique.  Jésus se met à genoux devant l’homme (pécheur) pour l’aimer jusqu’à l’extrême c’est-à-dire la mort du Dieu-homme pour que l’homme retrouve son rang divin à l’image et à la ressemblance de Dieu.

Dieu peut-il m’aimer tel que je suis ?

« Je fais le mal que je ne veux pas et je ne fais pas le bien que je devrais ».

Pierre refuse et Jésus lui montre que le geste du lavement signifie autre chose. « Laisse-toi faire, plus tard tu comprendras.  Sinon tu n’auras pas part avec moi ! »  Alors la résistance de Pierre s’effondre.  « Laves-moi  tout ! ».

Jésus explique.  Il s’agit d’être PURIFIE.

Chaque Eucharistie célèbre l’abaissement de Dieu qui se fait serviteur de TOUS ! pour apporter le pardon et la purification du péché à toute l’humanité.

Et maintenant « faites de même les uns pour les autres ! »

Il s’agit donc d’apprendre à aimer comme Dieu jusqu’au pardon donné.

« Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ».

Le don que Dieu nous fait n’est jamais pour nous seuls.  Il est déposé pour être transmis et partagé.

«  Le serviteur n’est pas plus grand que le maître.  Mettez cela en pratique et vous serez heureux ».

L’Eucharistie se termine par un envoi.  Nous devons sortir, continuer ce que nous venons de vivre – l’offrande de nous-même – dans le monde, à la louange de sa gloire.  C’est cela le témoignage.

« Que l’Esprit-Saint fasse de nous une offrande à la gloire du Père ».

 

  1. Le soir de la Résurrection (Jn 20)

La première parole de Jésus et répétée deux fois :

« La paix soit avec vous..

Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. »

Il souffla ensuite sur eux pour leur transmettre son Esprit, comme le Père Créateur souffla sur Adam pour en faire un être vivant.

« Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis… »

Il y a priorité absolue pour la réconciliation avec Dieu et entre nous.

 

  1. Le Sacrement de la Réconciliation

Tous les sacrements sont une prolongation de l’Incarnation de Jésus.  Ils sont le toucher de Dieu déposé dans notre cœur.  Ils sont le baume divin déposé sur la blessure du péché de l’homme qui se reconnaît pécheur.

Dans le sacrement de la Réconciliation, l’aveu (devant le prêtre) est nécessaire.  Il permet de sortir de moi ce qui ne devrait pas y être.  C’est un petit exorcisme.  On objective le mal pour en être guéri par le pardon, l’absolution reçue.

Le rôle du prêtre est, en bon serviteur, de donner au pénitent ce que Dieu a de plus précieux, son pardon, sa miséricorde, son amour.

« Tu es mon enfant bien aimé »

C’est le chemin de la nouvelle naissance.

Le sacrement donne 3 cadeaux :

  • Le pardon
  • La paix
  • La force de conversion

Et aussi la joie pour Dieu, la joie de Dieu.

Le Sacrement déploie ses grâces dans la persévérance, dans l’utilisation ( par ex.mensuelle) qu’on en fait.

Plus on se met sous le regard miséricordieux de Dieu, plus on devient soi-même miséricordieux.

Le Seigneur nous transforme par ce qu’Il donne.

L’Absolution permet que le passé soit dépassé.  Il  n’est pas effacé.  Il est transcendé, transfiguré.

.  Si je n’arrive pas à pardonner, que faire ?  Je ne peux oublier !  Le pardon est le désinfectant du cœur, sans lequel le cœur reste malade et peut se paralyser.

.  Depuis 20 ans, je confesse le même péché ! Cela ne sert donc à rien ! C’est la tentation du découragement.  Il faut continuer à se confesser !   « Dieu ne se lasse jamais de nous pardonner , c’est nous qui nous lassons de demander pardon ! » (Evangelii gaudium 3).  Il ne faut jamais s’accommoder de nos péchés.

L’Eglise catholique demande que l’on se confesse au minimum 1 fois par an pendant le temps pascal.  Il est préférable de faire plus.

Conclusion multiple

  • Nous avons reçu un pouvoir inouï, celui de maintenir l’autre sans son péché ou de l’en délivrer. Jésus est venu nous révéler ce chemin de libération mutuelle.  Plus est en toi !  Il y a plus grand à vivre que ce qui tu comprends !  Dieu a foi en nous.  Il a foi en toi mais aussi en l’autre !
  • La miséricorde ne supprime pas la justice. Jésus continue à vivre sa crucifixion pour le salut du monde.
  • « Père, pardonne-leur… »

Jésus ne peut pas, au cœur de sa souffrance, pardonner par lui-même ses bourreaux.  Il délègue à son Père, tant sa volonté est de les sauver tous, afin que nul ne se perde.  Si tu as le désir de pardonner sans y parvenir, demande à Dieu de le faire.

Prochaine rencontre : le jeudi 3 Mars à 20H à Francorchamps.

Commentaire des Œuvres de Miséricorde, texte du jugement dernier (Mt)

DSC03950

 

DSC03949

 

 

Première conférence sur la miséricorde par le père Jean-Marc de Terwangne

Francorchamps le jeudi 18 février 2016

Jean-Marc de Terwangne

Jean-Marc de Terwangne

«  Laisse-toi aimer par Dieu jusqu’au bout du Pardon ».

L’Amour de Dieu,  penché sur nous, n’est rien d’autre que la Miséricorde, le plus grand cadeau que le Seigneur puisse nous faire.

Aux yeux de Dieu, je suis unique.  Il faut oser le croire.

Trois mots hébreux sont employés pour désigner l’Amour de Dieu pour nous.

  1. REHEM désigne l’utérus, l’avènement de la vie.

« Et Dieu vit que cela était bon ».  C’est un terme bienveillant, bon, une naissance, en fait donner à l’autre un espace pour qu’il puisse exister, naître, vivre.

2. HESETH désigne l’acte concret de la bonté, c’est la bienveillance en action. Il y a aussi une notion de durée et donc de fidélité.  Il n’y a pas de limite au don de Dieu dans la Miséricorde.

Dans la Catéchèse de l’Eglise latine, il y a un commentaire de la phrase du Credo qui dit :       « Il est descendu aux enfers ».  C’est donc au cœur des ténèbres, des entrailles de la terre ou de la mort qu’est  semée  la Parole de Salut, c’est-à-dire Jésus lui-même.  Celui qui entend cette parole sera sauvé.  Les morts entendent la Parole de vie et se lèvent pour ressusciter avec le christ afin que nul ne se perde.

Adam, après la chute, se cache.  Il a peur de Dieu et de son jugement.  Or, Dieu l’appelle avec bonté tout en dévoilant son péché.  Et c’est ce ton bienveillant qui fait sortir l’homme et la femme de leur cachette où ils s’étaient enfermés.

L’exemple de Marthe ROBIN, fondatrice avec le Père FINET des Foyers de Charité à Chateauneuf-de-Galaure (France).  Elle a donné sens à sa souffrance (stigmates ) en la vivant pour les autres, les retraitants, le monde…

Le cas de Bernadette en demande d’euthanasie, après quinze ans de maladie dont trois dans son lit.  Il faut accepter de cheminer avec elle sans la juger mais en faisant confiance (foi) en la Miséricorde du Seigneur pour elle, en fait un surcroît de vie là où l’on ne voit que ténèbres.

 

  1. HENE : ce terme évoque la grâce, la gratuité. Regardons l’encyclique « Laudato Si » de notre Pape François.  Le numéro 65 rappelle la très grande dignité de la personne humaine à cause de l’Amour dont Dieu la visite.

La Miséricorde consiste donc à rendre à l’autre sa dignité, à savoir le regarder selon le plan de Dieu sur lui.  C’est le chemin de la Sagesse.

Citons Jérémie 5,15.

« Avant que tu ne sois dans le sein de ta mère, je t’ai connu, dit le Seigneur ».

Chacun est nécessaire, il faut nous entraider car celui qui est aidé devient ensuite celui qui aide.

Le numéro 86 insiste sur la solidarité, l’entraide et le Salut.  On se supplée l’un l’autre.  Chacun est le reflet de la bonté divine, un reflet qui est complété par les autres.

Le récit de Jésus et la Samaritaine (Jn 4) est un exemple de la Miséricorde de Dieu pour chacun.  Jésus lui propose tout un chemin de conversion qui fait d’elle une évangélisatrice de tout son village.

La vérité rend libre.

« L’esprit vous conduira vers la vérité toute entière ».

1ère conférence de carême - assemblée à Francorchamps

DSC03897DSC03899

3 conférences