4ème conférence de carême 2017

Quatrième conférence de carême à Francorchamps
par l’abbé Jean-Marc de Terwangne

 

Créés à l’image et à la ressemblance pour une vie de communion et d’alliance .

 1.L’acte créateur

Genèse 1,1-31 : 1° récit de la création

«Dieu créa l’homme à son image,

à l’image de Dieu, il le créa,

homme et femme il les créa. »

L’intention créatrice de Dieu est qu’il y ait la vie.

Dieu nous a voulu à l’existence.

Alors que tous les animaux sont créés selon leur espèce,

rien de tel pour l’homme. Il n’y a donc qu’une seule espèce humaine.

Aucune autre créature que l’homme n’est créée à l’image de Dieu. Il y a donc une dignité, une identité et une place particulière.

De plus, il reçoit une mission spécifique : «Dominer la terre. » alors que les animaux sont bénis, l’homme reçoit aussi une bénédiction mais accompagnée d’une parole-mission.

L’humain devient donc un interlocuteur de Dieu, un vis-à-vis en vue d’une alliance.

 2.Le Souffle divin

Genèse 2, 4-7 : 2° récit de la création.

«Alors Dieu modela l’homme avec la glaise du sol, il insuffla dans ses narines un souffle (haleine) de vie et l’homme devint un être vivant. »

Dieu fait le don à l’homme du souffle divin. Non seulement, il est vivant mais de plus, il devient fécond capable à son tour de donner la vie.

L’homme comme Dieu est unique et pluriel.

«Je crois en un seul Dieu

le Père tout puissant créateur

le Fils Jésus, le Messie sauveur

l’Esprit-Saint le sanctificateur…»

Analysons l’icône de la Trinité d’Andrei ROUBLEV.

Nous voyons 3 visages ( ?) semblables et pourtant différents.

Tout le mouvement des personnages est tourné vers le Père qui est la source.

Les perspectives sont inversées pour signifier que l’icône-Trinité vient vers nous, nous invitant à

prendre place à la table par le côté laissé libre.

C’est aussi le repas eucharistique du jeudi-saint

où le Père livre son fils en nourriture pour que nous soyons habités par le souffle unificateur du Saint-Esprit.

Dieu a voulu intégrer l’humanité dans le mouvement créateur.

Dieu est un et dès lors l’homme aussi.

Il n’y a donc aucune hiérarchie de condition entre l’homme et la femme même s’ils sont différents en vue de mission spécifique.

 

 

Il y a entre Dieu et l’homme dont la conséquence est que la question de Dieu se pose à tout hommes. Ce n’est pas facultatif entre eux, il y a une alliance initiale.

D’ailleurs Dieu que «cela était bon ».

Si Dieu et l’homme sont complémentaires, l’homme et la femme le sont aussi. C’est un mouvement Trinitaire.

On ne peut parler de communion que quand il y a différenciation dans une même dignité.

 3.Loué sois-tu

Encyclique du pape François du 24 mai 2015

Laudato si 155

L’écologie humaine implique aussi quelque chose de très profond : la relation de la vie de l’être humain avec la loi morale inscrite dans sa propre nature, relation nécessaire pour pouvoir créer un environnement plus digne. Benoit XVI affirmait qu’il existe une «écologie de l’homme » parce que «l’homme aussi possède une nature qu’il doit respecter et qu’il ne peut manipuler à volonté ». Dans ce sens, il faut reconnaître que notre propre corps nous met en relation directe avec l’environnement et avec les autres êtres vivants. L’acceptation de son propre corps comme don de Dieu est nécessaire pour accueillir et pour accepter le monde tout entier comme don du Père et maison commune ; tandis qu’une logique de domination sur son propre corps devient une logique, parfois subtile, de domination sur la création. Apprendre à recevoir son propre corps, à en prendre soin et à en respecter les significations, est essentiel pour une vraie écologie humaine. La valorisation de son propre corps dans sa féminité ou dans sa masculinité est aussi nécessaire pour se reconnaître soi-même dans sa rencontre avec celui qui est différent. De cette manière, il est possible d’accepter joyeusement le don spécifique de l’autre, homme ou femme, œuvre du Dieu créateur, et de s’enrichir réciproquement. Par conséquent, l’attitude qui prétend «effacer la différence sexuelle parce qu’elle ne sait plus s’y confronter » n’est pas saine.

L’homme est invité à respecter sa nature, son corps, sa sexualité comme un DON et non comme un choix libre. C’est parfois le fruit de tout un cheminement, un apprentissage où Dieu créateur peut nous aider.

Dieu sans la communion avec sa créature ne serait pas Dieu, digne de Dieu.

En Dieu, la communion ne signifie nullement la confusion ou la fusion, l’absorption ou l’anéantissement de l’un pour l’autre

   4.Application dans les 3 sacrements de l’initiation

1. le Baptême

Songeons à une greffe sur un arbre.

Il faut entailler le tronc, le blesser pour que suinte la sève montée des racines cachées, enterrées, et y attacher le greffon. Ils sont collés ensemble. Les 2 sèves se mélangent et à cause de cette union, l’arbre portera des fruits différents.

Ainsi en est-il du baptême.

Rom 11, 16-24 l’olivier sauvage et l’olivier franc.

«et toi, sauvageons d’olivier,

tu as été greffé parmi les branches saines

pour bénéficier avec elles de la sève de

l’olivier sain…

Ce n’est pas toi qui portes la racine,

c’est la racine qui te porte. »

   Mt 28,19«Allez donc, de toutes les nations

faites des disciples, les baptisant

au nom du Père et du Fils et du St-Esprit…

Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps. »

Le thème biblique de l’olivier signifie la Sagesse qui conduit sur le Chemin de la justice (= ajustement).

La greffe doit être entretenue, protégée, nourrie car il peut y avoir des rejets.

Mais sachons que Dieu ne rejette personne.

 

La communion suppose un don réciproque.

Nul n’est fait pour se suffire à lui-même.

La marque qui nous habite est le signe de ce qu’on a besoin de l’autre, du Tout Autre pour être soi-même.

On n’est pas fait pour vivre en parallèle.

Il faut savoir prendre le risque de la rencontre.

Note. C’est ici que le diable peut tout compliquer.

     2. la CONFIRMATION

Par l’imposition des mains et l’onction du St chrême, le confirmand est marqué par le St Esprit.

Que cette communion laisse une trace visible, une emprunte dans ta vie pour qu’elle devienne témoin comme les Apôtres le jour de la Pentecôte (Actes 2). Il s’agit donc d’une transformation.

    3. l’EUCHARISTIE

Elle peut être reçue  régulièrement et même journellement pour ceux qui en ressentent le besoin.

C’est le ravitaillement du chrétien, la station service pour continuer à avancer.

Il y a la messe du Dimanche qui fortifie par la Parole partagée et vécue par l’offrande de sa vie et pour la communion au corps de Jésus.

 

Nous recevons ce que nous sommes appelés à être : le CORPS du CHRIST.

Une formule classique : « DEVIENS ce que tu REçOIS »

Il faut y ajouter la dimension communautaire.

Ensemble, nous devenons le corps du Christ c’est-à-dire l’église dont la tête est le Christ lui-même.

1 Co 12,12 « Le corps est un tout mais il a plusieurs membres. »

 

Conclusion : Prière à Marie.

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