1ère conférence de carême de 2016

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Francorchamps le jeudi 18 février 2016

Jean-Marc de Terwangne

Jean-Marc de Terwangne

«  Laisse-toi aimer par Dieu jusqu’au bout du Pardon ».

L’Amour de Dieu,  penché sur nous, n’est rien d’autre que la Miséricorde, le plus grand cadeau que le Seigneur puisse nous faire.
Aux yeux de Dieu, je suis unique.  Il faut oser le croire.

Trois mots hébreux sont employés pour désigner l’Amour de Dieu pour nous.

  1. REHEM désigne l’utérus, l’avènement de la vie.

« Et Dieu vit que cela était bon ».  C’est un terme bienveillant, bon, une naissance, en fait donner à l’autre un espace pour qu’il puisse exister, naître, vivre.

2. HESETH désigne l’acte concret de la bonté, c’est la bienveillance en action. Il y a aussi une notion de durée et donc de fidélité.  Il n’y a pas de limite au don de Dieu dans la Miséricorde.

Dans la Catéchèse de l’Eglise latine, il y a un commentaire de la phrase du Credo qui dit :       « Il est descendu aux enfers ».  C’est donc au cœur des ténèbres, des entrailles de la terre ou de la mort qu’est  semée  la Parole de Salut, c’est-à-dire Jésus lui-même.  Celui qui entend cette parole sera sauvé.  Les morts entendent la Parole de vie et se lèvent pour ressusciter avec le christ afin que nul ne se perde.

Adam, après la chute, se cache.  Il a peur de Dieu et de son jugement.  Or, Dieu l’appelle avec bonté tout en dévoilant son péché.  Et c’est ce ton bienveillant qui fait sortir l’homme et la femme de leur cachette où ils s’étaient enfermés.

L’exemple de Marthe ROBIN, fondatrice avec le Père FINET des Foyers de Charité à Chateauneuf-de-Galaure (France).  Elle a donné sens à sa souffrance (stigmates ) en la vivant pour les autres, les retraitants, le monde…

Le cas de Bernadette en demande d’euthanasie, après quinze ans de maladie dont trois dans son lit.  Il faut accepter de cheminer avec elle sans la juger mais en faisant confiance (foi) en la Miséricorde du Seigneur pour elle, en fait un surcroît de vie là où l’on ne voit que ténèbres.

  1. HENE : ce terme évoque la grâce, la gratuité. Regardons l’encyclique « Laudato Si » de notre Pape François.  Le numéro 65 rappelle la très grande dignité de la personne humaine à cause de l’Amour dont Dieu la visite.

La Miséricorde consiste donc à rendre à l’autre sa dignité, à savoir le regarder selon le plan de Dieu sur lui.  C’est le chemin de la Sagesse.

Citons Jérémie 5,15.

« Avant que tu ne sois dans le sein de ta mère, je t’ai connu, dit le Seigneur ».

Chacun est nécessaire, il faut nous entraider car celui qui est aidé devient ensuite celui qui aide.

Le numéro 86 insiste sur la solidarité, l’entraide et le Salut.  On se supplée l’un l’autre.  Chacun est le reflet de la bonté divine, un reflet qui est complété par les autres.

Le récit de Jésus et la Samaritaine (Jn 4) est un exemple de la Miséricorde de Dieu pour chacun.  Jésus lui propose tout un chemin de conversion qui fait d’elle une évangélisatrice de tout son village.

La vérité rend libre.

« L’esprit vous conduira vers la vérité toute entière ».

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