L’AMOUR EN TEMPS DE PEUR. Conférence à Wavreumont le 15 avril 2018.

Le conférencier

D’origine albanaise, Bleri Lleshi est philosophe politique,
éducateur à Bruxelles (Molenbeek)
et professeur à l’UCCL (University College Leuven-Limburg).

*+*+*+*+*

Peur de ne pas s’en sortir, peur de l’échec, peur des attentats, peur de la solitude, peur de vivre  ensemble, peur du changement, peur de demain. Nous vivons dans une société de la peur. Cette peur est parfois si écrasante qu’on se surprend à  penser : « Ne ferais-je pas mieux d’en finir tout de suite ? » Mais la mort n’est pas une option, car elle aussi nous fait peur. 

Pour le philosophe Bleri Lleshi, une des solutions est l’Amour. Non pas sous son aspect romantique ou à l’eau de rose des programmes télévisés (Les feux de l’amour), de la littérature (Cinquante nuances de Grey) ou du cinéma (la saga Twilight). Comme il y est présenté, l’amour ne serait qu’un produit de supermarché, disponible dans les rayonnages éclairés au néon.

Au contraire, l’amour est ce qui nous épanouit, nous fait grandir et nous réunit. Il demande un véritable engagement. Comme un arbre, il a besoin de s’enraciner avec force : dans les familles, mais aussi dans l’enseignement, l’espace public, les médias et la politique. Cet essai titille − et pourtant, il s’est construit sur les histoires quotidiennes de gens ordinaires, explique le philosophe des rues. Il ramène au centre du débat la solidarité et la spiritualité. Il rappelle l’urgence d’une société de l’amour. Une nécessité vitale en ces temps de peur.

Dimanche 15 avril 2018 à 15 heures

MONASTÈRE SAINT-REMACLE  Wavreumont, 9   4970 Stavelot
P.A.F. : 7 €
Infos : Frère Hubert (0477/99.03.26)

Publicités

Deuxième conférence de Carême par le frère Hubert Thomas o.s.b.

Eglise de Stavelot le jeudi 1° mars 

LE TOMBEAU VIDE

(méditation/réflexion sur le tombeau vide)

Le tombeau vide : c’est ce que les femmes vont découvrir au matin de Pâques ; il y a là un paradoxe.
Or la Résurrection est la clef de compréhension de tout le Nouveau Testament ; « si le Christ n’est pas ressuscité , notre foi est vaine », dit St Paul.
Mais les textes parlent davantage du tombeau vide que de la Résurrection elle-même : pourquoi ?
Suivons quelques pistes , pour entrer dans le mystère.
Première piste
Pourquoi la Résurrection n’est-elle pas davantage racontée ?
Pour la résurrection de Lazare , nous disposons d’un récit complet ; le récit de la Résurrection de Jésus est beaucoup plus sobre.
Notons que Lazare est ramené dans cette vie-ci , et connaîtra la mort.
La Résurrection de Jésus est impossible à exprimer avec des mots.
Jésus s’échappe de cette vie , mais le vide du tombeau n’est pas une pure déficience.
« Il n’est plus ici » : le raconter, ce serait capter le passage dans l’Au-Delà.
Mais notre DÉPRISE n’est pas une condamnation au silence ; le récit continue, sous l’impulsion d’une Parole venue d’ailleurs.
Inutile de nous maintenir devant le tombeau vide ; le récit évangélique nous invite à découvrir l’au-delà de toutes nos expériences.
Pourquoi la souffrance ? Pourquoi l’amour ?
Là aussi , de l’insaisissable , auquel il faut consentir pour rester humain.
Deuxième piste
On bute sur du vide : la vie a plus d’un tour dans son sac !
Les petites « vérités portatives » auxquelles nous accédons nous invitent à dépasser notre cadre habituel.
On vit une expérience singulière , mais elle n’épuise pas le potentiel de la vie !
Troisième piste
Le tombeau vide nous invite à ne pas chercher les vivants parmi les morts.
Tout l’enseignement de Jésus est une invitation à choisir la vie.
Nous ne sommes pas des tombeaux : la mort n’est pas victorieuse.
Où cherchons-nous la vie ? L’enseignement de Jésus , c’est que dès maintenant, il faut passer au-delà de la mort !
Dépasser la mort, c’est cela la foi.
Quatrième piste
Les gardiens du tombeau sont des gardiens du vide !
L’Évangile est un appel à ne pas tourner en rond ; la mort n’occupe pas le premier plan.
Pratiquement: si vous gardez du vide , allez voir ailleurs !
Cinquième piste
Quelque chose s’est renversé.
La Résurrection de Jésus est le commencement de la résurrection des morts (St Paul).
Ce qui est premier, c’est cette force de la Résurrection, c’est l’ouverture de Jésus à l’action ressuscitante du Père.
S’il y a la loi de la mort qui règne sur le monde, il y autre autre Loi , qui est la Loi de la Vie.
La loi de la mort n’a pas le dernier mot . La Résurrection crée de la place pour autre chose : un tombeau vide vient casser la loi de la mort !
Comment recommencer le monde autrement ? En allant du côté de la vie (pensons, a contrario,à la marche actuelle du monde…)
Sixième piste
Le tombeau vide et la loi.
Jésus a été arrêté, jugé et condamné suite à une entente entre Juifs et Romains pour que ces derniers le mettent à mort.
Le tombeau vide fait apparaître un vide juridique : le mécanisme judiciaire mis en marche aboutit à…un tombeau vide !
On ne peut donc plus prendre la loi comme instance dernière de l’existence : la loi peut faire oeuvre de mort ! On tue encore aujourd’hui sous couverture de la loi.
(Exemple actuel : une loi qui permettrait des visites domiciliaires pour dénicher des migrants…ne fait pas oeuvre de vie !)
Ce qui importe, ce n’est pas d’être conforme à la loi, mais d’être dans la vie plus forte que la mort.
Celui qui veut être conforme, en règle, se met à l’étroit, et ne sera pas dans la Joie, qui est dans les forces neuves de la vie !
(« La vraie vie est ailleurs », dit Rimbaud).
La nouveauté du monde , elle est hors du tombeau.

Septième piste

« Laisse les morts enterrer les morts ».

Suivre Jésus, c’est suivre le Ressuscité , c’est se mettre dans le souffle créateur de Dieu qui ressuscite les morts.
C’est PARCE- QUE nous le suivons que nous pouvons lâcher prise (et non le contraire !)
Conclusion
Le tombeau vide ne nous incite pas à crier au miracle !
Mais il nous invite à ouvrir nos vies à des possibilités nouvelles, à la surprise, à l’inattendu.
Nous n’attendons pas que Dieu fasse des miracles pour le reconnaître , mais nous le reconnaissons comme le Dieu des vivants , et non des morts.
Hervé GOYENS

Conférence de carême à Francorchamps par le Père Jean-Marc de Terwangne

CARÊME 2018 AU PAYS DE SAINT-REMACLE

CONFÉRENCE 1 : Jeudi 22 Février à Francorchamps.

Père Jean-Marc de Terwangne, du Foyer de Charité de Spa-Nivezé.

«  Qui donc est l’homme pour que tu penses à lui ; le fils de l’homme que tu en prennes souci ? »

Psaume 8, 4.

La Bonne Nouvelle du Carême.

Introduction : Les Cendres.

Les cendres sont toujours le résultat d’une transformation.  Recevoir les cendres au début du Carême est donc l’acceptation d’un chemin de transfiguration qui va durer 40 ans ou…toute la vie.  N’est-on pas sans cesse invité à se laisser transformer pour le Christ RESSUSCITE.

Ce Jésus a traversé les épreuves humaines confrontées à la puissance de Satan mais en emportant la victoire sur lui, en suivant un chemin de vie et de lumière pour l’humanité toute entière.

Sans connaître le péché, Jésus a été fait pécheur portant ainsi toutes les conséquences des péchés allant jusqu’à habiter la mort.  Jésus a pris le chemin de l’humanité pour la conduire vers la vie en anéantissant les puissances de mort.  Il invite à un surplus de vie.

Cfr Evangelii Gaudium du Pape François (24/11/2013

Le carême ne peut être vécu sans Pâques, sans la perspective de la Résurrection.

C’est le Christ lui-même qui suscite cet appel à la vie.

Le carême nous rappelle que c’est toute la vie chrétienne et humaine qui est appelée à ce surplus de vie.  Nous avons à apprendre à ressusciter au quotidien.

Note.  Il faudrait avec les cendres nous donner une fiole de parfum pour rappeler la joie du Carême. (un prêtre du Brabant-Wallon).

  • Qui donc est l’homme pour que tu penses à lui. Ps8, 44.
  1. Qui est l’homme ?

L’homme ne peut se comprendre pleinement que dans sa relation à Dieu.  Il ne s’agit pas seulement des chrétiens mais de tout homme et tout dans l’homme.  Il n’y a pas d’exclusive : le juste, le pécheur, le malade…

Evangelii gaudium 6

« Il y a des chrétiens qui semblent avoir une vie de Carême sans Pâques.  Cependant je reconnais que la joie ne se vit pas de la même façon à toutes les étapes et dans toutes les circonstances de la vie parfois très dure.  Elle s’adapte et se transforme, et elle demeure toujours au moins comme un rayon de lumière qui naît de la certitude personnelle d’être infiniment aimé, au-delà de tout…Il faut permettre à la joie de la foi de commencer à s’éveiller, comme une confiance secrète mais ferme, même au milieu des pires soucis…  Les faveurs du Seigneur ne sont pas finies, ni ses compassions épuisées ; elles se renouvellent chaque jour… Il est bon d’attendre en silence le salut du Seigneur. »

  1. Qui est Dieu ?

Pour comprendre l’homme, il faut d’abord regarder Dieu qui l’a créé à son image et à sa ressemblance.  Le Credo nous apprend qu’il y a un seul Dieu constitué de 3 personnes distinctes : Le Père, le fils et le Saint-Esprit.

Dieu est donc RELATION, famille, une relation PARFAITE et FECONDE nécessairement orientée vers la vie reçue, à transmettre, à partager.

La fécondité de la relation signifie qu’elle est ouverte à plus grand qu’elle-même,

Andréi ROUBLEV, l’icône de la Trinité.

Une table de communion occupée sur 3 côtés par le Dieu-Trinité qui laisse ouvert le 4ème côté pour qu’y prenne place le contemplatif de l’œuvre.  Dieu est invitation pour nous à entrer dans cette communion.

La relation divine est créatrice car Dieu EST (identité) Amour.  Elle donne VIE.

Laudato Si 65   François (24/5/2015)

« La Bible enseigne que chaque être humain est créé par amour à l’image et à la ressemblance de Dieu.  Cette affirmation nous montre la très grande dignité de toute personne humaine, qui ‘est pas seulement quelque chose, mais quelqu’un.  Elle est capable de « se donner en entier et entrer en communion » avec d’autres personnes…

L’amour très particulier que le créateur a pour chaque être humain lui confère une dignité infinie…  Quelle merveilleuse certitude de savoir que la vie de toute personne ne se perd pas un chaos désespérant…gouverné par le pur hasard…

Le créateur peut dire à chacun de nous : « Avant même de te former au ventre maternel, je t’ai connu » Jérémie 1,5.

Nous avons été conçus dans le cœur de Dieu.  Chacun de nous est voulu, chacun est aimé, chacun est nécessaire. »

L’identité de l’homme, sa dignité absolue, est d’être né d’un vouloir divin, mû par l’Amour parfait.

Dieu par amour, nous a tirés à la vie.  Cette prise de conscience est un véritable chemin de guérison.

Romains, 11, 18  L’olivier franc.

«  Ce n’est pas toi qui portes la racine, c’est la racine qui te porte ».

Aimer en vérité, c’est faire naître l’autre.

Le Sacrement des malades nous montre combien Dieu continue d’agir (avec puissance) même au cœur de notre faiblesse.

Le Christ agit pour faire la volonté du Père.  Il n’y a rien de trop petit qui offert à Dieu, lui permet de faire de grandes choses.

Songeons à la multiplication des pains.  Il est indispensable d’offrir les 5 pains et les 2 poissons pour que Jésus les multiplie.

Dieu nous transforme, c’est notre chemin vers Pâques, vers la Résurrection.

 

2) »…le fils de l’homme que Tu en prennes souci   Ps 8, 4

L’Amour de Dieu est un Amour de miséricorde, et ce, à double titre.

Les termes hébreux pour dire la miséricorde ont 2 significations.  Ils désignent d’abord l’utérus, le sein maternel et ensuite la bienveillance.

  1. La miséricorde première (utérus)

Dieu nous donne à chacun UNE PLACE pour ETRE.

Les autres ne nous donnent pas nécessairement cette place.  Il y a la jalousie, la concurrence, l’orgueil etc.

Or, c’est vital.  Dieu nous l’offre, Il la donne.

Par ex.  La Petite Thérèse qui se disait à la table des pécheurs.

Par ex.  Marthe Robin paralysée et disponible.

Par ex. la femme adultère pardonnée par Jésus.  Les pharisiens voulaient anéantir cette place par les pierres accusatrice.  Jésus se tait puis il pardonne pour qu’elle vive…

  1. La miséricorde seconde (bienveillance).

C’est la bienveillance concrète, incarnée.  Elle est faite de tendresse et de fidélité.  C’est la sollicitude permanente de Dieu vis-à-vis de l’homme.  Nous sommes le souci du Dieu Père-Créateur.

  • Une miséricorde d’accompagnement.

Dieu a pris l’initiative de faire alliance avec l’humanité.  Et toute la Bible est la description de cet accompagnement au cœur de l’histoire d’un peuple, porteur pour toutes les nations.  C’est l’histoire de nombreuses alliances épousant les méandres ténébreux du cœur humain.  Dieu vient au cœur du péché.

S’Il est bienveillant, Il est aussi exigent.  Il nous révèle notre péché axé sur la mort pour pouvoir accomplir son œuvre de libération : sortir de l’esclavage, vivre en exode.

Le motif de l’incarnation de Jésus, c’est l’accompagnement du pécheur que nous sommes pour nous rendre notre dignité première.

Ps 23, 4  Le Seigneur est mon berger.  Il me fait traverser les ravins de la mort, je ne crains aucun mal.

Jésus n’ a rien expliqué de la souffrance.  Il est venu nous montrer comment la vivre et la traverser pour ne pas qu’elle nous détruise et devienne source de mort.

Ps 22 « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »

Il y a tant de souffrances dans le monde, mais aussi dans l’évangile.

La vie est un passage, une Pâques vers la Vie.

Il ne peut en être autrement sinon c’est la mort alors que nous sommes promis à la Résurrection.

Marthe ROBIN (1902-1981)

Elle rayonne d’un amour qui transfigure son existence de souffrante.  En 39 ans d’une vie marquée par la maladie et une paralysie progressive de tout le corps, portant aussi les stigmates de la Passion, elle témoigne de ce que l’amour est plus fort que la souffrance.  Au fil des ans, plus de 100.000 visiteurs sont passés à son chevet.

Elle disait : « après des années d’angoisses, j’ai choisi le CHRIST. »  Elle s’est offerte pour ouvrir un chemin de vie à ses frères.  Seule la souffrance de Marthe, unie à la souffrance du Christ dans sa passion a pu être féconde.

La « preuve » que DIEU EST !

 

St Luc, et il est le seul, nous raconte l’aventure des 2 disciples d’Emmaüs.   Lc 24, 13-35

Ils faisaient fausse route.  Ils fuyaient Jérusalem et leurs idées étaient obscurcies par la tristesse.  Or, Il se mit à cheminer avec eux « de quoi discutiez-vous ? »  Il est avec eux dans leur déception.

Jésus se propose, il ne s’impose pas.

Et finalement, ce sont eux qui lui demandent : « RESTE AVEC NOUS ».

Alors Jésus leur donne SA PRESENCE EUCHARISTIQUE.

Leurs yeux s’ouvrent.  Ils sont réorientés vers Jérusalem, vers leurs frères.  Les voici eux-mêmes devenus des témoins de la Résurrection.

 

Pèlerinage à Banneux des enfants du caté première communion de Stavelot et Francorchamps

 

Pourquoi lire la Bible

Monastère de Wavreumont

Samedi 3 mars 2018 de 9h15 à 17h

Journée de rencontre et de recherche

                                       Pourquoi lire la Bible ?

                Avec la participation du f. Etienne, fervent lecteur de la Bible et passionné par l’hébreu biblique.

 Une journée ouverte à tous.

Avec comme support le livre de Hans Ausloss et Bénédicte Lemmelijn :

La Bible et la vie, éditions Lessius.

Il est conseillé d’avoir lu ce livre pour mieux prendre part à la journée.

 Temps d’écoute, de partage. En fin de journée, un moment de méditation.

 PAF 20 €                                                                                                                          Inscription à l’hôtellerie

                                                    Animation, café et dîner chaud compris                                      tél. 080 86 23 18  ou  accueil@wavreumont.be


Il y a un retour à l’Écriture et une multiplication des groupes bibliques et d’apprentissage de l’hébreu.                                                                                                                                                Pourquoi ? Qu’est-ce que cela veut dire dans les Eglises ?                                                            Qu’est-ce qu’on cherche en lisant la Bible ? Les motivations.                                                            Les fondements des groupes bibliques.                                                                                               Avec Jésus, il y a un déplacement que l’on ne peut escamoter :

  • Jésus n’a rien écrit. Pas de livre. Mais le don de l’ES
  • Quel est son rapport aux Écritures ?
  • L’accomplissement des Écritures

 

       L’ Evangile, la condition humaine et ses énigmes.

        L’ Evangile est là, nous le lisons, y recourons pour inspirer notre chemin de croyant.

       Mais il y a aussi les énigmes de la condition humaine : la mort, l’agressivité et la violence dans le rapport à autrui, la sexualité… Et l’Evangile dans tout ça ?

       Nous irons par là et divers apports spirituels, ou relevant de pratiques sociales, viendront éclairer la démarche.

       Cette journée de spiritualité est ouverte à tous.

Samedi 27 janvier 2018, de 9h15 à 16h30.
P.A.F. : 20€
Infos et inscriptions : 080 / 28 03 71  – accueil@wavreumont.be