Veilleur, où donc en est la nuit ?

Message de carême, en ce temps de crise sanitaire
Jean-Pierre Delville, évêque de Liège

Chers Frères et Sœurs,
« Veilleur, où en est la nuit ? Veilleur, où donc en est la nuit ? » Telle est la voix que le prophète Isaïe a entendue autrefois, en période de détresse (Is 21,11-17). Elle retentit aussi ànos oreilles. Combien de temps notre crise sanitaire va-t-elle durer ? Nous venons tous les jours aux nouvelles. Comme au temps d’Isaïe : « Le veilleur répond : ‘Le matin vient, et puis encore la nuit… Si vous voulez des nouvelles, interrogez, revenez’. » Alors le prophète invite à la solidarité : « Allez à la rencontre de l’assoiffé, portez-lui de l’eau, accueillez le fugitif avec du pain ».  Et il prophétise la victoire sur l’ennemi : il ouvre la voie à l’espérance.

Nous aussi nous vivons une nuit, malgré le beau soleil du printemps. Le raz-de-marée mondial de l’épidémie de Coronavirus envahit notre quotidien et nos média Que reste-t-il de notre vie et de nos projets ? Que faisons-nous de nos journées, seuls ou en famille ? Comment nous organiser à nouveaux frais, face aux difficultés de déplacement et face au chômage professionnel ? Comment vivre la Semaine Sainte et le temps pascal dans ces circonstances ?                                                                                                                                                                                                                     La peur de l’ennemi invisible

  D’abord,  on est frappé par la peur : la peur pour soi-même et sa santé ; la peur pour les autres et pour nos proches ; puis la peur des autres, qui pourraient nous contaminer ; et la peur pour notre avenir dans cette situation de paralysie sociale. Chacun est frappé d’une façon ou d’une autre : dans son travail, dans sa maison, dans sa santé, dans son moral, dans ses relations. Le virus est arrivé, c’est un ennemi invisible et nous cherchons à nous protéger. Nous sommes plus isolés que d’habitude et devons nous débrouiller pour beaucoup de choses ; nous devons aussi prendre des décisions, nous devons nous organiser, nous devons nous donner des consignes pour changer notre style de vie. On dirait que l’histoire s’est arrêtée et qu’il n’y a plus qu’une seule info sur les médias : le coronavirus. Les projets sont mis en veilleuse et rangés au fond des tiroirs. Les rendez-vous qui scandaient le cours du temps sont supprimés, les réunions sont reportées. Le risque est alors de nous replier sur nous-mêmes et sur nos problèmes, sur notre santé et sur nos proches.

Le besoin de solidarité

Pourtant, si le coronavirus nous a appris une chose, c’est à nous rapprocher affectivement les uns des autres. En étant séparés physiquement, nous découvrons que nous sommes appelés à être proches humainement. Nous découvrons de nouveaux moyens techniques pour nous contacter. Nous sommes dans l’action de grâces et l’admiration pour nos soignants et nos gouvernants. Nous ressentons mieux la nécessité du rapport écologique à la création. Nous nous sentons plus proches de tous ceux qui souffrent dans le monde. Nous découvrons notre
destin commun. Jamais plus, le monde ne sera comme avant.   Il devra être plus solidaire.
Une deuxième chose que nous avons découverte, c’est notre fragilité : il suffit d’un petit virus pour que toute la société soit arrêtée et se trouve en grave crise économique et sociale. Tous sont touchés, du plus pauvre au plus puissant. Subitement, les scènes de détresse ne sont plus l’apanage des pays pauvres, mais aussi des pays riches. Cette crise nous pousse à redécouvrir nos vraies valeurs : le sens de la relation sociale, le sens de la sobriété, le sens de la spiritualité et de la foi.

Jésus face à la mort de son ami Lazare

Dans l’évangile de ce 5e dimanche de carême, 29 mars 2020, nous découvrons Jésus qui pleure près de son ami Lazare, décédé inopinément (Jn 11,1-45). Jésus encaisse la souffrance due à la mort de son ami et à la tristesse de ses sœurs. Cela nous fait penser à ceux qui sont décédés récemment, du coronavirus ou d’une autre affection. Nous les portons dans notre cœur, à commencer par l’abbé Lech Walaszczik, curé de Chênée-Angleur-Vennes, décédé d’un infarctus, qui était aimé de tous. C’est après avoir traversé cette épreuve de confrontation à la mort que Jésus rendra la vie à Lazare. La résurrection a nécessité une incubation. Ainsi la souffrance due au coronavirus est-elle pour nous un temps d’incubation spirituelle, un temps de recueillement, qui nous donnera des énergies vitales pour construire le futur. Il nous concentre sur notre propre énergie spirituelle pour que celle-ci nous permette de réagir, de survivre et de nous engager de manière renouvelée. Ainsi nous vivrons notre Pâques comme une vraie mort à nous-mêmes et à notre orgueil, pour recevoir du Christ la vie véritable, qui a une valeur éternelle.

S’engager pour les pauvres

N’oublions pas ceux qui souffrent plus que nous, en particulier ceux d’Haïti, à qui nous consacrons notre carême de partage ! Entraide et Fraternité, l’ONG de solidarité de l’Église catholique, a centré son attention sur la situation en Haïti. Cette île très pauvre, frappée par un terrible tremblement de terre il y a dix ans, n’a pas encore pu être reconstruite ; sa cathédrale à moitié détruite est devenue un symbole de pauvreté, mais aussi de foi ! Des groupements dynamiques relancent l’agriculture dans le respect de la nature et de l’écologie. Ce sont des associations porteuses d’avenir que nous voulons aider durant ce carême de partage. Pour un
euro que vous donnerez, la population locale en recevra cinq via le projet qui a été reconnu par les autorités belges.                                                                                                                                Donc, ne négligez pas la collecte du carême de partage, le dimanche des Rameaux  faites un don par virement bancaire au compte BE68 0000 0000 3434
d’Entraide et Fraternité, 32 rue du Gouvernement Provisoire, 1000 Bruxelles, avec la mention « 6573 Carême de partage » ou sur le site internet http://www.entraide.be/don.

Consignes de prière

Ce vendredi 27 mars à 18 h, le pape François nous convie à une prière œcuménique en mondovision ! Associez-vous à cette prière par votre TV et vos autre médias.

Dès ce samedi 28 mars, vous trouverez sur le site du vicariat Annoncer l’évangile
(https://annoncerlevangile.be), trois propositions de prière à domicile pour les jeudi saint, vendredi saint et samedi saint, dans une version avec enfants et dans une version pour adultes seuls. Diffusez-les et utilisez-les !

Pendant les jours de la Semaine Sainte, les églises demeurées ouvertes peuvent être décorées d’une façon qui évoque la liturgie du jour, avec des fleurs, des textes et des objets symboliques.

Dimanche des Rameaux et de passion, 5 avril, conformément au document de la Conférence épiscopale envoyé ce lundi 23 mars à 16.46 h. par e-mail, il faut éviter toute célébration publique. Mais les rameaux cueillis par les fidèles et apportés dans leurs maisons seront considérés comme bénis, par association spirituelle aux offices célébrés en privé et diffusés par les médias. Les rameaux bénis par les prêtres dans les célébrations privées ne pourront
être disponibles qu’après le confinement.

La messe chrismale prévue pour le 8 avril est reportée à une date ultérieure.

N’oubliez pas de vous associer aux applaudissements des gens en remerciement au personnel soignant tous les soirs à 20 h. Les cloches des églises peuvent sonner à ce moment, c’est encourageant pour tous.

Les mariages reportés à date ultérieure pourront être programmés mêmes les dimanches et jours de fête, à titre exceptionnel.

Les funérailles doivent se dérouler en plein air, même dans des endroits différents des cimetières, mais avec quinze personnes maximum et en tenant les distances voulues.

Vu ces circonstances et en concertation avec les autres diocèses wallons, je vous prie de ne plus demander d’offrande de casuel à l’occasion de funérailles. Les fidèles sont évidemment libres de faire spontanément un don, qui dans ce cas reviendra à l’ASBL d’Unité Pastorale, ou, à son défaut, à la caisse d’UP, moyennant le défraiement de frais éventuels.

Concernant la transmission des comptes de Conseil de fabrique, ceux-ci peuvent être envoyés au Vicariat du temporel (Service des fabriques d’église) par la poste, soit être déposés à l’accueil du bâtiment « Espace Prémontrés » (40, rue des Prémontrés). Si aucune de ces deux voies n’est possible, pour des raison de santé, de sécurité, ou de confinement, un
fabricien peut envoyer un mail au Vicaire épiscopal (e.debeukelaer@catho.be) expliquant cela. Dans ce cas, l’étude des comptes attendra le moment propice.

La diffusion des offices liturgiques par les moyens de communications divers est valorisée et conseillée (RCF, YouTube, Facebook, KTO, etc.). RCF (sur FM 93.8) diffuse en semaine la célébration de la messe à 19 h. Celle du vendredi est une célébration œcuménique. Celle du vendredi 3 avril sera interreligieuse et sera assurée par le rabbin Joshuah NEJMAN, l’iman Franck HENSCH et moi-même. Le samedi à 17 h. a lieu l’eucharistie dominicale.

Le message d’espérance

« Écoutez la voix des guetteurs : ils élèvent la voix, tous ensemble ils crient de joie car, de leurs propres yeux, ils voient le Seigneur qui revient à Sion » (Is 52,8).

Le mal n’aura pas le dernier mot, la peur ne triomphera pas, l’amour l’emportera. Comme nous le disons à chaque eucharistie :

Délivre-nous de tout mal, Seigneur,
et donne la paix à notre temps ;
par ta miséricorde, libère-nous du péché,
rassure-nous devant les épreuves
en cette vie où nous espérons
le bonheur que tu promets
et l’avènement de Jésus Christ,
notre Sauveur.

Bonne fin de carême à tous !
Liège, 26 mars 2020
Jean-Pierre Delville, évêque de Liège

EGLISEINFO INFORME: MESSES MÉDIAS & ACTIONS SPÉCIALES COVID-19

Suite aux mesures sanitaires prises pour contenir la propagation du virus Covid-19, notre préparation à tous sur le chemin de Pâques est perturbée. Le Pape nous propose de faire de ce temps, un temps particulier de prière pour les malades et de nombreuses initiatives voient le jour en particulier sur les médias. Egliseinfo en communique quelques-unes ci-après à partager avec tous les paroissiens.

Suite à la pandémie du covid-19, toutes les messes sont annulées du 14 mars au 3 avril au moins. Plus d’informations sur www.Cathobel.be.

Vous pouvez suivre les messes sur RCF Belgique (samedi 17h, semaine 19h), RTBF / CathoBel dimanche 11h et KTO TV dimanche 18h30 (YouTube , ktotv.com), ou en semaine 7h00 avec le pape, et 18h15 depuis Paris.

La radio 1RCF

Samedi 17h, semaine 19h
Retrouvons-nous pour l’Eucharistie, ce moment de communion, en union aussi avec les malades et tous les isolés. Intentions de prières à serronsnouslescoudes@rcf.be. Suivez en FM ou sur 1RCF Belgique en DAB+, sur l’app RCF ou streaming www.rcf.be mais aussi en vidéo Facebook live.

Les médias RTBF

Dimanche à 11h
Soyons les plus nombreux en communion sur La Première RTBF en radio et sur la Deux RTBF en télévision.

KTO TV

Dimanche à 18h30 (17h le samedi), en semaine à 7h et 18h15
KTO TV propose de nombreux autres temps de prière :
La liturgie des heures à 7h40, 12h, 17h45 et 20h15.
Le samedi messe et vêpres à 17h.
A cela, il faut ajouter le chapelet, les rediffusions et les méditations de la Parole de Dieu.
www.ktov.com – YouTube

Exemples de recherche de célébrations sur egliseinfo.be : tournai; liège samedi; 1000 paques; 25-12 namur; #Venite-Adoremus. Si vous ne trouver pas d’horaires de messes, cliquez ici.

Liens directs vers les pages Église Info.be des diocèses Belges : Diocèse de Liège – Diocèse de Namur – Diocèse de Tournai – Vicariat du Brabant Wallon – Vicariat de Bruxelles Ville – Diocèses de Flandres (Plus d’infos sur kerknet.be )

PRIONS POUR QUE CE TEMPS DE CRISE SOIT UN TEMPS DE CROISSANCE ET DE CONVERSION POUR TOUS !

 

LE CARÊME : GROSSESSE ET ACCOUCHEMENT SPRIRITUELS

A l’occasion du Mercredi des Cendres et du début du Carême ce 26 février 2020, notre évêque, Mgr Jean-Pierre Delville, invite tous les chrétiens du diocèse de Liège à lire son message de Carême.


Message de carême, 25 février 2020

LE CARÊME : GROSSESSE ET ACCOUCHEMENT SPIRITUELS

Chers Frères et Sœurs,

Préparons-nous à vivre intensément nos quarante jours de carême ! Découvrons le sens de ce temps de mise à l’épreuve ! Préparons-nous, par la conversion personnelle, à recevoir la nouvelle naissance que le Christ nous donne !

Quarante : un symbole étonnant

Voici quarante jours particuliers qui se présentent à nous : « carême » signifie « quarantième » (« quadragesima », en latin).

Quarante jours en mémoire des quarante jours passés par le Christ au désert (Mt 4,1-11).

Quarante jours en mémoire des quarante ans passés par le peuple d’Israël au désert, dans son exode de l’Égypte vers la Terre Promise (Ex 3,7-10).

Quarante jours comme les quarante semaines de grossesse d’une femme qui attend son enfant. Comme me l’expliquait un médecin, on parle de neuf mois pour une grossesse, mais en fait on devrait parler de dix mois lunaires ou de quarante semaines !

Anton Jauregui (unsplash.com)

Quarante semaines pour un accouchement ! Quarante jours pour une résurrection ! Ainsi le carême ressemble-t-il à une grossesse, et la résurrection à un accouchement. Il est un symbole étonnant ! Comme la grossesse, le carême est un moment qui met le corps à l’épreuve, un moment qui développe la vie, un moment qui construit des relations nouvelles, un moment qui débouche sur l’accouchement, sur la lumière, sur la résurrection. Ainsi, notre carême est-il ancré dans le microcosme (c’est-à-dire le corps humain).

L’accouchement spirituel

Et voici comment il est ancré dans le macrocosme (c’est-à-dire l’univers). Si une grossesse comprend dix lunes, le carême comprend une lune et demie. Il commence par une nuit sans lune, à proximité du mercredi des cendres, pour aboutir à la pleine lune de Pâques, autour du jeudi saint, jour de la Pâque juive. Le carême nous fait passer des ténèbres à la lumière. Il nous associe à la passion du Christ, à sa mort et à sa résurrection.

C’est le chemin qui est proposé aux catéchumènes qui se préparent au baptême. C’est pourquoi, en cette année liturgique A, on lit les grands récits de l’évangile de Jean relatant des rencontres de Jésus qui suscitent une résurrection : la Samaritaine, l’aveugle-né et Lazare. Dans notre Église, ces textes sont appliqués spécialement au cheminement des catéchumènes qui se préparent au baptême. Comme la Samaritaine, les catéchumènes sont appelés à vivre une conversion ; comme l’aveugle-né, ils sont appelés à vivre une illumination ; comme Lazare, ils sont appelés à vivre une résurrection. Ainsi les catéchumènes vivent-ils une grossesse et un accouchement spirituels.

La conversion ou la grossesse spirituelle

Vivre cette grossesse comme une gestation en vue d’un accouchement spirituel, c’est un chemin de conversion, c’est le chemin qui nous est proposé personnellement durant ce carême, pour aboutir à une nouvelle vie, une nouvelle naissance. À notre tour, nous sommes appelés à vivre une conversion de notre cœur et une résurrection dans notre vie. À tout âge, on peut se convertir ! Il n’est jamais trop tard. Le mercredi des cendres nous donne l’occasion de cette conversion. Il nous invite à nous convertir par la prière, par le jeûne et par le partage (Mt 6,1-6.16-18).

Prière, jeûne et partage

Quelle prière ? J’aimerais que, cette année, vous puissiez prier en écho à ma lettre pastorale : « Va vers le pays que je te montrerai ! » Méditez ce texte de la Bible (Gn 12,1). Il est un support à la communication de la foi. Je vous invite à me donner écho à cette lettre, en répondant aux questions qui y sont jointes. Vous pouvez aussi réagir en me communiquant un fait, un sentiment ou un projet en lien avec cette lettre et son invitation à la mission (secretariat.mgrdelville@evechedeliege.be). La prière vous donnera la joie de vous rapprocher de Dieu et de vos frères et sœurs.

Quel jeûne ? Un confirmand me demandait récemment : « Pendant le carême, on doit ‘manger maigre’ ; cela veut dire quoi : ‘manger maigre’ ? Je voudrais bien le faire ! » J’étais étonné de la question et j’ai essayé de bien y répondre, en recommandant l’abstinence le vendredi, en union avec les souffrances du Christ. Donc je recommande à tous l’abstinence et le jeûne le vendredi, en union avec le Christ qui a jeûné au désert. Je rappelle aux adultes l’obligation du jeûne le mercredi des cendres (26 février) et le vendredi saint (10 avril). C’est comme la démarche de la femme qui surveille son régime durant sa grossesse. En cette époque sensible à l’écologie, le jeûne prend une dimension nouvelle : celle du respect de la création et de la promotion de la sobriété de vie.

Quel partage ? Le partage est une façon concrète de créer la solidarité et l’amour du prochain dans notre vie. Cette année notre Carême de partage sera centré sur Haïti. La situation dans cette île est particulièrement pénible et difficile. Suite au tremblement de terre de 2010 le pays a été détruit et il ne s’est pas encore relevé de ses ruines. Entraide et Fraternité a repéré des projets de reconstruction de Haïti qui sont porteurs d’avenir et acteurs de solidarité. Ce sont ces projets-là que nous soutiendrons par nos collectes de carême. Ainsi nous ne serons plus centrés sur nous-mêmes, mais unis à toute l’humanité, dans une communion mystérieuse qui intègre la souffrance, la mort et la résurrection.

En ce carême, branchons notre cœur en Dieu et en nos frères et sœurs ; vivons une conversion, en communion avec les catéchumènes qui vont recevoir le baptême ; soyons prêts à recevoir la grâce de la résurrection du Christ dans chacune de nos vies, en priant pour le salut de toute l’humanité. Que cette gestation nous conduise à la résurrection !

Bon carême à tous !

† Jean-Pierre Delville, votre évêque

Colloque  » Quels devenirs pour nos églises »

 

Et s’il était temps de parler des devenirs de nos églises ?

Samedi 7 mars de 9h à 14h … et plus si affinités

 

Pour certaines de nos églises, délaissées, vieillissantes ou coûteuses à entretenir, l’avenir est désormais incertain !

Parce qu’elles résonnent encore de tant d’histoires de vie proches, parce qu’elles font partie de notre Histoire et de notre identité collective, parce que leurs silhouettes semblent indissociables de nos paysages, parce que leur charge symbolique est forte, parce qu’elles restent des lieux d’exception et de spiritualité, citoyens, élus, fabriciens, ecclésiastiques entamons ensemble cette nécessaire réflexion sur l’avenir de ces monuments singuliers … avant que les affres du temps aient décidé pour nous!

 

Une organisation du groupe « Patrimoine » des communes de Gouvy, Stoumont, Trois-Ponts, Vielsalm, du Centre-Culturel Stavelot-Trois-Ponts, de la Maison de l’Urbanisme Famenne Ardenne (MUFA), de la Fondation Rurale de Wallonie (FRW) en collaboration avec le Parc Naturel des Deux Ourthes (PNDO) et le musée en Piconrue

 

Programme complet  et présentation  en annexe

Merci de partager via https://fr-fr.facebook.com/events/2531848180390623/

ESPACE CULTUREL de TROIS-PONTS                                                                                                            Rue Traverse 9

Qu’est-ce qu’un diacre

Qu’est-ce qu’un diacre?

Des personnes ont entendu parler du diaconat et des diacres, mais beaucoup ne savent pas toujours de quoi il s’agit. En effet, le diaconat a été longtemps ignoré et c’est en 1964 que le Concile Vatican II l’a restauré comme ministère permanent.

Le diacre est «auprès de l’évêque pour se consacrer à tout le peuple de Dieu, et prendre soin des malades et des pauvres» (Paul VI). Il n’est donc ni un «sous-prêtre», ni un «super laïc», mais un ministre ordonné appelé à vivre les trois dimensions de la diaconie en communion avec l’évêque dont il reçoit sa mission et en collaboration avec les pasteurs.

  • le service de la charité ;
  • le service de la parole ;
  • le service de la liturgie ;

Actuellement, les diacres permanents sont le plus souvent des hommes mariés, insérés dans le monde professionnel. Ils vivent leur ministère au contact des hommes et des femmes, auprès desquels ils témoignent de la présence attentive de l’Église. Souvent, leur engagement les conduit à rejoindre les plus pauvres, les malades, les marginaux.

Voici quelques réponses aux questions les plus fréquemment posées au sujet du diaconat permanent.

1. Qu’est-ce qu’un diacre ?
2. Pourquoi parle-t-on de diacre « permanent » ?
3. Quelle différence entre un laïc très engagé et un diacre ?
4. Le diacre ordonné reste-t-il laïc ?
5. Quelles différences entre le diacre et le prêtre ?
6. Un ministère spécifique ?
7. Finalement le diacre n’a plus de pouvoir qu’un laïc ?
8. Le diacre est-il rémunéré ?
9. Tout cela ne fait-il pas beaucoup pour un seul homme ?
10. Le diaconat permanent est-il une solution au manque de prêtres ?
11. Comment se situent-ils par rapport aux laïcs et aux assistants pastoraux ?
12. À quel âge peut-on être ordonné diacre ?
13. Le diacre peut-il être marié ?
14. Un diacre célibataire ou veuf peut-il être ordonné prêtre ?
15. Quel est le rôle de l’épouse du diacre ?
16. Certains métiers sont-ils incompatibles avec la fonction de diacre ?
17. Comment devient-on diacre ?
18. Quelles qualités sont exigées d’un futur diacre ?
19. Quel avenir pour le diaconat ?
20. J’ai d’autres questions…

SEMAINE DE PRIÈRE POUR L’UNITÉ DES CHRÉTIENS DU 18 AU 25 JANVIER 2020

UNE SEMAINE DE PRIÈRE POUR L’UNITÉ

Jeudi 23 janvier

  • A 20h00, veillée œcuménique au monastère de Wavreumont

Chaque année, du 18 au 25 janvier, tous les chrétiens, quel que soit leur Eglise, sont invités à se mettre ensemble sous le regard de Dieu et à lui demander que se réalise la demande du Christ la veille de sa mort: «Que tous soient un». Lors de chaque célébration eucharistique, nous prions pour l’unité des chrétiens, alors pourquoi y consacrer une semaine spécifique ?

Veillée œcuménique du 25 janvier 2019 à Herstal – © Diocèse de Liège

Rappelons-nous que le désir de l’unité entre chrétiens n’est pas issu d’une volonté humaine, mais du Christ lui-même : il a demandé à Dieu son Père que tous ceux qui croiraient en lui soient unis entre eux aussi fortement que lui était uni à son Père.

Or c’est loin d’être le cas. Dès le début du christianisme le diviseur fit son œuvre: l’orgueil, la certitude de posséder la vérité, l’incompréhension culturelle, le tout aggravé par des questions politiques partisanes égoïstes, ont provoqué des divisions. Et avec le temps, celle-ci se sont aggravées.

Qu’avons-nous fait de l’appel du Christ ?

C’est à partir du milieu du 19ème siècle, d’abord dans des milieux protestants qu’est né le désir de prier ensemble le Seigneur de nous rendre l’unité. Il y eut ensuite une encyclique du patriarche de Constantinople il y aura bientôt cent ans. Enfin l’Eglise catholique rejoignit le mouvement avec des personnalités comme Don Lambert Beaudoin et l’abbé Couturier pour prendre une position officielle lors du Concile de Vatican II.

L’unité se manifeste aujourd’hui dans le témoignage du martyr : les chrétiens, quelque soient leur Eglise, sont victimes de la persécution dans de nombreux endroits; mais pour nous en Belgique, elle se manifeste dans le service commun des pauvres et dans la prière.

Ce sont ces deux aspects qui nous sont proposés cette année: lorsque l’apôtre Paul échappa à un naufrage, il fut recueilli à l’île de Malte ou les habitants lui témoignèrent “une humanité peu ordinaire” (Actes 28,2).

Aujourd’hui, à travers une brochure diffusée dans les paroisses, les chrétiens de Malte proposent à tous les chrétiens de méditer une partie des chapitres 27 et 28 du livre des actes et de faire nôtre leur prière. Ce sera pour tous l’occasion de se laisser interpeller par l’apôtre Paul et par la communauté de Malte (protestants, catholiques, orthodoxes), l’occasion d’écouter résonner en nous l’appel du Seigneur : “Que tous soient un”.

Office à la cathédrale

A Liège, la Concertation Œcuménique des Eglises de la Province vous invite à une célébration commune suivie d’un temps de rencontre fraternelle en la cathédrale Saint Paul le vendredi 24 à 19h30.

Après avoir vécu les années précédentes un culte protestant, puis l’office du Soir Orthodoxe, l’office du soir Syriaque, cette année nous irons nous immerger dans l’office du soir catholique, office qui se compose principalement de psaumes, nous faisant ainsi rejoindre la prière de la première communauté chrétienne, du Christ lui-même, et… de son propre peuple, le peuple Juif.

Luc MAHIELS

Communiqué – Brochure pour la Semaine de pière pour l’unité des chrétiens 2020

Activités œcuméniques recensées dans le diocèse

Jeudi 23 janvier

  • A 20h00, veillée œcuménique au monastère de Wavreumont
MERCREDI 22 JANVIER 2020
  • A 19h30, célébration au temple protestant d’Ampsin (rue Waloppe 34, 4540 Amay).
  • A 19h30, veillée œcuménique en l’église Saint-Etienne, Aux Awirs (rue Abbé Bolland 10, 4400 Flémalle).
JEUDI 23 JANVIER 2020
  • A 20h, veillée œcuménique de prière au Temple protestant (rue Ferrer 10, 4100 Seraing).
VENDREDI 24 JANVIER 2020
  • A 19h30, veillée en l’église Sainte-Marie-Madeleine de Wanze.
  • A 19h30, en la cathédrale Saint-Paul de Liège, célébration de l’office du soir organisée par la Concertation des Eglises Chrétiennes de la province de Liège avec la participation de Monseigneur Delville et de représentants des différentes Eglises chrétienne, suivie d’un temps de rencontre convivial. Après avoir découvert un culte protestant (il y a trois ans) l’office du soir Orthodoxe (il y a deux ans) et l’office syriaque l’année dernière, cette année nous redécouvrirons l’office catholique du soir, qui plonge ses racines dans la liturgie du temple de Jérusalem et la liturgie synagogale qui furent vécue par les apôtres.
LUNDI 27 JANVIER 2020
  • A 19h30, veillée œcuménique en l’église Saint-Remy d’Alleur.