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Photos de la retraite des jeunes de Stavelot & Francorchamps en préparation de leur confirmation

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Baptêmes à Trois-Ponts de Elise, Ruben, Lennert, Tommy, Garéo et Alexie

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Conférence de carême n°6 à la chapelle de Trois-Ponts le jeudi 23 mars 2018

 

Le Père Jean-Marc de Terwangne a essentiellement utilisé le commentaire de la phrase du Crédo dans le catéchisme de l’Église catholique romaine aux articles 631 à 658 .

 » Jésus-Christ est descendu aux enfers, est ressuscité des morts le 3° jour »                        

En voici le texte, tout en signalent qu’il ne rendra que partiellement le message passionné que le père nous a transmis de l’Amour inconditionnel de Dieu pour chacun d’entre nous.           http://catho.org/9.php?d=bir                                                                                                                                                                                                                                                              Du vendredi saint à 15h à la veillée pascale et au matin de Pâques, Jésus n’est pas resté inactif.

Il est allé porter la Bonne Nouvelle du salut jusque dans les entrailles de la terre, jusqu’au lieu de la non-vie pour y mettre la vie.   

Merci de cette contemplation.   

 

   

                                                                                                                                                                            

 

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Quatrième conférence de carême par Michel Capé (Curé) Stavelot le 15 mars 2018

LA RÉCONCILIATION

 

Notre histoire de réconciliation remonte à l’Exode, clef de la Bible. 
C’est la libération d’un peuple menacé de génocide ; l’Alliance va le sauver, le faire passer de l’esclavage à la liberté. Il y a donc , dès le début , un combat entre le Bien et le Mal ; la domination par le Pharaon était un bien pour lui, mais un mal pour le peuple !
Dans ce combat entre le Bien et le Mal, Dieu va se faire connaître , encore faut-il que cette Révélation soit reçue. Mais l’homme a été créé à l’image de Dieu, c’est à dire en relation avec son Créateur.
Dans son angoisse, l’homme va essayer de trouver des réponses aux problèmes de la souffrance et de la mort. L’effort humain pour amadouer les forces qui le dépassent va se tourner, par exemple , vers la superstition.
La mythologie ,cette dramatique pour échapper à l’absurde,  est un autre exemple d’exutoire. C’est un essai de participation à l’ordre cosmique , pour tenter d’exorciser la fatalité, le destin.
Dans la Révélation , Dieu se manifeste comme un Etre de Bonté : les dix commandements sont des chemins de libération .
« Si tu fais ceci, si tu fais cela , tu seras libre » : il faut traduire les formules négatives , les interdits (tu ne tueras pas, tu ne voleras pas) par du positif.
Dieu libère : ce qui implique la prise de conscience d’un esclavage.
Dieu sauve : de quoi ? 
Il faut faire l’expérience du mal pour avoir besoin d’un sauveur ! Nous faisons tous cette expérience du mal ; certains saints semblent y avoir échappé, mais c’était pour rencontrer, sans le commettre, le mal commis par d’autres (Ste Thérèse de Lisieux).
Ceux qui ont fait l’expérience du mal dans leur vie savent que le Mal agit vraiment. 
Mais Satan existe parce-que Dieu le crée à chaque instant ; il n’existe que parce-que Dieu est le plus fort.
 Jésus était très révolté par les Pharisiens : de l’Alliance , ils avaient fait des centaines de commandements, organisant la société à travers des ‘critères de vertu’. A droit à Dieu celui qui remplit des conditions, qui est ‘conforme’. Beaucoup de gens étaient de ce fait exclus. Mais beaucoup de ces exclus se dirigeaient vers le Temple, sans y avoir accès. 
Jésus visait la philosophie, la théologie du Temple , le « droit à Dieu » ! 
Notre erreur est de croire que nous allons mériter le Ciel par nos bonnes actions, par nos mérites.
Le maître-mot de la réconciliation, c’est le relation personnelle avec le Seigneur
 Pour connaître ce qu’est le péché , il faut repartir de l’Alliance. 
« J’ai volé » : tant que je ne retourne pas à Dieu qui est le Père de tous, je ne retrouverai pas la relation avec l’autre
(une relation qui fait qu’on ne le volera  pas!). 
Se confesser ‘de ne pas aimer assez le Bon Dieu’ a donc un sens  ; celui de rendre à l’autre une place dans ma vie.
C’est l’exemple du Pape François , en termes de fraternité , quand il se rend à Lampedusa. 
L’exemple de Mère Térésa qui a commencé par ‘une personne’. 
Application à la famille , qui est une école de l’amour. 
Avec Jésus, c’est la même chose : Sa présence nous fait réaliser que c’est Lui qui est en cause.
CE QU’ON VIT COMME UN MANQUE,C’EST LA GRACE QUE LE SEIGNEUR VEUT NOUS FAIRE.
 Un péché (manque d’accueil , de confiance…), nous révèle ce que le Seigneur est en train de faire. 
Par la grâce de Dieu, le péché nous remet sur le chemin de la conversion personnelle; c’est une libération.
Le sacrement de réconciliation est le lieu où Dieu le Père exprime sa miséricorde , son pardon. 
Et le fruit, c’est la fraternité, la communion.
Le rideau du Temple déchiré, c’est la mort de Jésus , et nous pouvons y entrer : c’est la rencontre de Dieu et de l’homme là où il est. 
Un homme de plus en plus pécheur, de plus en plus pardonné, de plus en plus saint. 
Et vivant dans la joie ; notre péché est utilisé par Dieu pour le BIEN.
 NOTRE PERE.
 ps. on lira avec profit , du Cardinal DANNEELS , « Les messagers de la joie /Prêtres, qui sommes-nous ? »)
 Hervé GOYENS 
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Troisième conférence de carême par Henri Bastin (Doyen ) Francorchamps le 8 mars 2018

 

LA PRIÈRE

 « Là où deux ou trois sont rassemblés en mon Nom , je suis au milieu d’eux »

Nous prions le Notre Père.

La prière dans la vie quotidienne est une prière continue, au long des heures, au long des jours ; un appel à vivre sans arrêt un cœur à cœur avec Dieu . Cette tradition se retrouve dans toutes les spiritualités.

« Homme, on t’a dit ce qui convient , ce que le Seigneur réclame de toi: pratiquer la justice, aimer à être bienveillant, marcher humblement avec ton Dieu » (Michée, 6,8).

‘Justice’ signifie ici ‘ajustement’ : s’accorder à Dieu , humblement.

Comme deux amoureux s’accordent !  L’image de l’amour d’un homme et d’une femme est fréquente dans la Bible : pensons au Cantique des Cantiques,  aux noces de Cana.

D’autres images se présentent à nous pour évoquer la prière. par exemple , la respiration.On dit , de certaines personnes : ‘Il /elle respire la bonté’. Le visage, en particulier , est parlant (par exemple , le visage de Jean Vanier)

Autre image : celle de l’enfance : « Je tiens mon âme tranquille et silencieuse ; mon âme est en moi comme un petit enfant contre sa mère » (Ps 131,2)

Accueillons la grâce de cette prière continuelle ; prier n’est pas un exercice que l’on cadre dans la journée : » PRIEZ SANS CESSE » , nous recommande Saint Paul (Th.5,17).

Pour se familiariser avec Dieu , relire sa vie, chaque soir : revivre sa journée , et dire merci pour les petites choses où l’on discerne la présence du Seigneur.

Cette dimension de gratitude , de reconnaissance, est toujours présente dans la prière , qui est toujours une réponse à la grâce reçue .

« Que rendrai-je au Seigneur pour le bien qu’Il m’a fait ?, » (Ps 115,3)

« Priez toujours dans la joie, priez sans relâche, rendez grâce en toute circonstance » (Th, 5, 17)

« Tu nous as faits pour Toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose pas en Toi » (St Augustin, Confessions) : nous portons donc en nous le désir de Dieu , même à notre insu. Le Seigneur vient nous donner la conscience de ce désir, à tous, quels qu’ils soient.

Discrètement, secrètement, beaucoup vivent ce dialogue permanent avec le Seigneur.Qu’est-ce que la prière continuelle ? « La prière, c’est Dieu qui vient agir toutes choses dans le cœur de l’homme  » (St Grégoire).

Pouvons-nous affirmer que c’est Dieu qui nous saisit, en toutes nos démarches ? 

Or, depuis notre baptême , nous sommes HABITES par la Trinité, Père, Fils et Esprit : la dynamique, le joie de l’Amour du Père pour le Fils, elle est dans notre cœur ; en nous, Jésus ne cesse de louer le Père ; cette réalité peut être vécue, sentie, mais la plupart n’en ont pas conscience.

La bonne odeur de Dieu dans nos vies ! Le regard, les gestes de certains reflètent cette présence de Dieu en eux.

Il ne s’agit pas, d’abord, de ‘dire des prières’ , mais « d’avoir bon d’être ensemble », comme ce vieux couple paisiblement assis sur un banc, et qui n’a pas besoin de mots pour dire comme il est bon d’être ensemble

« Prier sans cesse » : comment ? « Tu pries sans cesse quand sans cesse tu es habité par le désir d’intimité avec Dieu » , nous dit St Augustin.

Fléchir le genou, élever les mains , c’est bien, mais « il y a une autre prière, intérieure, qui est sans relâche ; c’est le désir » (Discours sur les Psaumes, 37,14). Ne cesse pas de désirer. Ce qui serait inquiétant,ce serait de perdre ce désir. Qui dit désir, dit amour: la prière prépare le cœur à être comblé. Entretenons cette flamme par de petites formules, qu nous répèterons sans cesse, avec amour.

Cette prière-là ne nous distrait jamais de nos activités. En Dieu, tout est vécu avec Lui. Le « devoir d’état », c’est d’être fidèle à Dieu dans l’oeuvre qu’Il nous confie. Un vrai priant n’est pas ‘confit en dévotions’ ; un vrai priant ‘se mouille’, s’engage !

Plus Jésus a eu ce cœur à cœur avec son Père, plus Il a été soumis à sa Volonté. 

« L’éternité entre dans notre existence consciente dans la mesure où nous mettons le cap sur Dieu » observe Teilhard de Chardin.

Voyez, dans la Bible, l’éloge du vin , l’éloge de la femme (‘biche aimable, gracieuse gazelle ») et aussi de la femme silencieuse (qui fait la joie du Seigneur) , l’éloge de l’ami fidèle . A une certaine époque, il était suspect « d’avoir bon » ; on a connu cette spiritualité doloriste jusque dans certaine communautés religieuses.

« La joie de l’Évangile » , cette exhortation apostolique du Pape François, invite, au contraire, à permettre à la joie de la foi de s’exprimer .

Faire en sorte que toute ma vie soit remise en Dieu avec reconnaissance. « Et Dieu vit que cela était bon » : avons-nous des mines de joie ? !

Prier dans la souffrance !

Les plus grands saints ont traversé la souffrance. Quand le cœur et l’âme  n’y sont plus, quand le corps seul peut encore faire un geste , regarder la Croix, comme le fit Sainte Thérèse de Lisieux.

Importance d’appeler un prêtre à temps, pour le sacrement des mourants , quand le souffrant est encore conscient. Le geste à faire est de lui soutenir le bras, pas de le retenir.

Prier silencieusement aux côtés de quelqu’un dans le coma : le Seigneur est présent.

Prier dans la difficulté !

Ce qui peut nous aider : une croix (I H S); la tenir en main .

Serrer un caillou dans la main (‘Seigneur, c’est Toi mon Rocher’)

Avoir, dans son champ de vision , une icône du Christ : puissant soutien quand on a affaire à un visiteur !

Prier avec Marie !

Qu’elle soit présente en chaque pièce de notre maison !

Un protestant allemand observe que « la grâce opère seulement dans les hommes qui coopèrent.Et Marie est le signe dressé dans l’histoire de l’humanité , que seule la grâce opère, mais justement dans les hommes qui coopèrent ». Et s’étonne que ‘dans l’Eglise catholique, on semble abandonner le culte de la Vierge’ 

Que Marie soit présente dans nos voitures , dans nos familles , dans nos communautés.

Lors d’exorcismes, on a pu observer que des personnes ont été libérées au moment précis de la prière du Chapelet.

Prière de Saint Bernard.

Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge Marie, qu’on n’a jamais entendu dire qu’aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre assistance ou réclamé vos suffrages, ait été abandonné.

Animé de cette confiance, ô Vierge des vierges, ô ma mère, je viens vers vous en gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds.

O Mère du Verbe incarné, ne méprisez pas mes prières, mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer.

Amen.

 

Hervé GOYENS 

 

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Deuxième conférence de Carême par le frère Hubert Thomas o.s.b.

Eglise de Stavelot le jeudi 1° mars 

LE TOMBEAU VIDE

(méditation/réflexion sur le tombeau vide)

Le tombeau vide : c’est ce que les femmes vont découvrir au matin de Pâques ; il y a là un paradoxe.
Or la Résurrection est la clef de compréhension de tout le Nouveau Testament ; « si le Christ n’est pas ressuscité , notre foi est vaine », dit St Paul.
Mais les textes parlent davantage du tombeau vide que de la Résurrection elle-même : pourquoi ?
Suivons quelques pistes , pour entrer dans le mystère.
Première piste
Pourquoi la Résurrection n’est-elle pas davantage racontée ?
Pour la résurrection de Lazare , nous disposons d’un récit complet ; le récit de la Résurrection de Jésus est beaucoup plus sobre.
Notons que Lazare est ramené dans cette vie-ci , et connaîtra la mort.
La Résurrection de Jésus est impossible à exprimer avec des mots.
Jésus s’échappe de cette vie , mais le vide du tombeau n’est pas une pure déficience.
« Il n’est plus ici » : le raconter, ce serait capter le passage dans l’Au-Delà.
Mais notre DÉPRISE n’est pas une condamnation au silence ; le récit continue, sous l’impulsion d’une Parole venue d’ailleurs.
Inutile de nous maintenir devant le tombeau vide ; le récit évangélique nous invite à découvrir l’au-delà de toutes nos expériences.
Pourquoi la souffrance ? Pourquoi l’amour ?
Là aussi , de l’insaisissable , auquel il faut consentir pour rester humain.
Deuxième piste
On bute sur du vide : la vie a plus d’un tour dans son sac !
Les petites « vérités portatives » auxquelles nous accédons nous invitent à dépasser notre cadre habituel.
On vit une expérience singulière , mais elle n’épuise pas le potentiel de la vie !
Troisième piste
Le tombeau vide nous invite à ne pas chercher les vivants parmi les morts.
Tout l’enseignement de Jésus est une invitation à choisir la vie.
Nous ne sommes pas des tombeaux : la mort n’est pas victorieuse.
Où cherchons-nous la vie ? L’enseignement de Jésus , c’est que dès maintenant, il faut passer au-delà de la mort !
Dépasser la mort, c’est cela la foi.
Quatrième piste
Les gardiens du tombeau sont des gardiens du vide !
L’Évangile est un appel à ne pas tourner en rond ; la mort n’occupe pas le premier plan.
Pratiquement: si vous gardez du vide , allez voir ailleurs !
Cinquième piste
Quelque chose s’est renversé.
La Résurrection de Jésus est le commencement de la résurrection des morts (St Paul).
Ce qui est premier, c’est cette force de la Résurrection, c’est l’ouverture de Jésus à l’action ressuscitante du Père.
S’il y a la loi de la mort qui règne sur le monde, il y autre autre Loi , qui est la Loi de la Vie.
La loi de la mort n’a pas le dernier mot . La Résurrection crée de la place pour autre chose : un tombeau vide vient casser la loi de la mort !
Comment recommencer le monde autrement ? En allant du côté de la vie (pensons, a contrario,à la marche actuelle du monde…)
Sixième piste
Le tombeau vide et la loi.
Jésus a été arrêté, jugé et condamné suite à une entente entre Juifs et Romains pour que ces derniers le mettent à mort.
Le tombeau vide fait apparaître un vide juridique : le mécanisme judiciaire mis en marche aboutit à…un tombeau vide !
On ne peut donc plus prendre la loi comme instance dernière de l’existence : la loi peut faire oeuvre de mort ! On tue encore aujourd’hui sous couverture de la loi.
(Exemple actuel : une loi qui permettrait des visites domiciliaires pour dénicher des migrants…ne fait pas oeuvre de vie !)
Ce qui importe, ce n’est pas d’être conforme à la loi, mais d’être dans la vie plus forte que la mort.
Celui qui veut être conforme, en règle, se met à l’étroit, et ne sera pas dans la Joie, qui est dans les forces neuves de la vie !
(« La vraie vie est ailleurs », dit Rimbaud).
La nouveauté du monde , elle est hors du tombeau.

Septième piste

« Laisse les morts enterrer les morts ».

Suivre Jésus, c’est suivre le Ressuscité , c’est se mettre dans le souffle créateur de Dieu qui ressuscite les morts.
C’est PARCE- QUE nous le suivons que nous pouvons lâcher prise (et non le contraire !)
Conclusion
Le tombeau vide ne nous incite pas à crier au miracle !
Mais il nous invite à ouvrir nos vies à des possibilités nouvelles, à la surprise, à l’inattendu.
Nous n’attendons pas que Dieu fasse des miracles pour le reconnaître , mais nous le reconnaissons comme le Dieu des vivants , et non des morts.
Hervé GOYENS
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Conférence de carême à Francorchamps par le Père Jean-Marc de Terwangne

CARÊME 2018 AU PAYS DE SAINT-REMACLE

CONFÉRENCE 1 : Jeudi 22 Février à Francorchamps.

Père Jean-Marc de Terwangne, du Foyer de Charité de Spa-Nivezé.

«  Qui donc est l’homme pour que tu penses à lui ; le fils de l’homme que tu en prennes souci ? »

Psaume 8, 4.

La Bonne Nouvelle du Carême.

Introduction : Les Cendres.

Les cendres sont toujours le résultat d’une transformation.  Recevoir les cendres au début du Carême est donc l’acceptation d’un chemin de transfiguration qui va durer 40 ans ou…toute la vie.  N’est-on pas sans cesse invité à se laisser transformer pour le Christ RESSUSCITE.

Ce Jésus a traversé les épreuves humaines confrontées à la puissance de Satan mais en emportant la victoire sur lui, en suivant un chemin de vie et de lumière pour l’humanité toute entière.

Sans connaître le péché, Jésus a été fait pécheur portant ainsi toutes les conséquences des péchés allant jusqu’à habiter la mort.  Jésus a pris le chemin de l’humanité pour la conduire vers la vie en anéantissant les puissances de mort.  Il invite à un surplus de vie.

Cfr Evangelii Gaudium du Pape François (24/11/2013

Le carême ne peut être vécu sans Pâques, sans la perspective de la Résurrection.

C’est le Christ lui-même qui suscite cet appel à la vie.

Le carême nous rappelle que c’est toute la vie chrétienne et humaine qui est appelée à ce surplus de vie.  Nous avons à apprendre à ressusciter au quotidien.

Note.  Il faudrait avec les cendres nous donner une fiole de parfum pour rappeler la joie du Carême. (un prêtre du Brabant-Wallon).

  • Qui donc est l’homme pour que tu penses à lui. Ps8, 44.
  1. Qui est l’homme ?

L’homme ne peut se comprendre pleinement que dans sa relation à Dieu.  Il ne s’agit pas seulement des chrétiens mais de tout homme et tout dans l’homme.  Il n’y a pas d’exclusive : le juste, le pécheur, le malade…

Evangelii gaudium 6

« Il y a des chrétiens qui semblent avoir une vie de Carême sans Pâques.  Cependant je reconnais que la joie ne se vit pas de la même façon à toutes les étapes et dans toutes les circonstances de la vie parfois très dure.  Elle s’adapte et se transforme, et elle demeure toujours au moins comme un rayon de lumière qui naît de la certitude personnelle d’être infiniment aimé, au-delà de tout…Il faut permettre à la joie de la foi de commencer à s’éveiller, comme une confiance secrète mais ferme, même au milieu des pires soucis…  Les faveurs du Seigneur ne sont pas finies, ni ses compassions épuisées ; elles se renouvellent chaque jour… Il est bon d’attendre en silence le salut du Seigneur. »

  1. Qui est Dieu ?

Pour comprendre l’homme, il faut d’abord regarder Dieu qui l’a créé à son image et à sa ressemblance.  Le Credo nous apprend qu’il y a un seul Dieu constitué de 3 personnes distinctes : Le Père, le fils et le Saint-Esprit.

Dieu est donc RELATION, famille, une relation PARFAITE et FECONDE nécessairement orientée vers la vie reçue, à transmettre, à partager.

La fécondité de la relation signifie qu’elle est ouverte à plus grand qu’elle-même,

Andréi ROUBLEV, l’icône de la Trinité.

Une table de communion occupée sur 3 côtés par le Dieu-Trinité qui laisse ouvert le 4ème côté pour qu’y prenne place le contemplatif de l’œuvre.  Dieu est invitation pour nous à entrer dans cette communion.

La relation divine est créatrice car Dieu EST (identité) Amour.  Elle donne VIE.

Laudato Si 65   François (24/5/2015)

« La Bible enseigne que chaque être humain est créé par amour à l’image et à la ressemblance de Dieu.  Cette affirmation nous montre la très grande dignité de toute personne humaine, qui ‘est pas seulement quelque chose, mais quelqu’un.  Elle est capable de « se donner en entier et entrer en communion » avec d’autres personnes…

L’amour très particulier que le créateur a pour chaque être humain lui confère une dignité infinie…  Quelle merveilleuse certitude de savoir que la vie de toute personne ne se perd pas un chaos désespérant…gouverné par le pur hasard…

Le créateur peut dire à chacun de nous : « Avant même de te former au ventre maternel, je t’ai connu » Jérémie 1,5.

Nous avons été conçus dans le cœur de Dieu.  Chacun de nous est voulu, chacun est aimé, chacun est nécessaire. »

L’identité de l’homme, sa dignité absolue, est d’être né d’un vouloir divin, mû par l’Amour parfait.

Dieu par amour, nous a tirés à la vie.  Cette prise de conscience est un véritable chemin de guérison.

Romains, 11, 18  L’olivier franc.

«  Ce n’est pas toi qui portes la racine, c’est la racine qui te porte ».

Aimer en vérité, c’est faire naître l’autre.

Le Sacrement des malades nous montre combien Dieu continue d’agir (avec puissance) même au cœur de notre faiblesse.

Le Christ agit pour faire la volonté du Père.  Il n’y a rien de trop petit qui offert à Dieu, lui permet de faire de grandes choses.

Songeons à la multiplication des pains.  Il est indispensable d’offrir les 5 pains et les 2 poissons pour que Jésus les multiplie.

Dieu nous transforme, c’est notre chemin vers Pâques, vers la Résurrection.

 

2) »…le fils de l’homme que Tu en prennes souci   Ps 8, 4

L’Amour de Dieu est un Amour de miséricorde, et ce, à double titre.

Les termes hébreux pour dire la miséricorde ont 2 significations.  Ils désignent d’abord l’utérus, le sein maternel et ensuite la bienveillance.

  1. La miséricorde première (utérus)

Dieu nous donne à chacun UNE PLACE pour ETRE.

Les autres ne nous donnent pas nécessairement cette place.  Il y a la jalousie, la concurrence, l’orgueil etc.

Or, c’est vital.  Dieu nous l’offre, Il la donne.

Par ex.  La Petite Thérèse qui se disait à la table des pécheurs.

Par ex.  Marthe Robin paralysée et disponible.

Par ex. la femme adultère pardonnée par Jésus.  Les pharisiens voulaient anéantir cette place par les pierres accusatrice.  Jésus se tait puis il pardonne pour qu’elle vive…

  1. La miséricorde seconde (bienveillance).

C’est la bienveillance concrète, incarnée.  Elle est faite de tendresse et de fidélité.  C’est la sollicitude permanente de Dieu vis-à-vis de l’homme.  Nous sommes le souci du Dieu Père-Créateur.

  • Une miséricorde d’accompagnement.

Dieu a pris l’initiative de faire alliance avec l’humanité.  Et toute la Bible est la description de cet accompagnement au cœur de l’histoire d’un peuple, porteur pour toutes les nations.  C’est l’histoire de nombreuses alliances épousant les méandres ténébreux du cœur humain.  Dieu vient au cœur du péché.

S’Il est bienveillant, Il est aussi exigent.  Il nous révèle notre péché axé sur la mort pour pouvoir accomplir son œuvre de libération : sortir de l’esclavage, vivre en exode.

Le motif de l’incarnation de Jésus, c’est l’accompagnement du pécheur que nous sommes pour nous rendre notre dignité première.

Ps 23, 4  Le Seigneur est mon berger.  Il me fait traverser les ravins de la mort, je ne crains aucun mal.

Jésus n’ a rien expliqué de la souffrance.  Il est venu nous montrer comment la vivre et la traverser pour ne pas qu’elle nous détruise et devienne source de mort.

Ps 22 « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »

Il y a tant de souffrances dans le monde, mais aussi dans l’évangile.

La vie est un passage, une Pâques vers la Vie.

Il ne peut en être autrement sinon c’est la mort alors que nous sommes promis à la Résurrection.

Marthe ROBIN (1902-1981)

Elle rayonne d’un amour qui transfigure son existence de souffrante.  En 39 ans d’une vie marquée par la maladie et une paralysie progressive de tout le corps, portant aussi les stigmates de la Passion, elle témoigne de ce que l’amour est plus fort que la souffrance.  Au fil des ans, plus de 100.000 visiteurs sont passés à son chevet.

Elle disait : « après des années d’angoisses, j’ai choisi le CHRIST. »  Elle s’est offerte pour ouvrir un chemin de vie à ses frères.  Seule la souffrance de Marthe, unie à la souffrance du Christ dans sa passion a pu être féconde.

La « preuve » que DIEU EST !

 

St Luc, et il est le seul, nous raconte l’aventure des 2 disciples d’Emmaüs.   Lc 24, 13-35

Ils faisaient fausse route.  Ils fuyaient Jérusalem et leurs idées étaient obscurcies par la tristesse.  Or, Il se mit à cheminer avec eux « de quoi discutiez-vous ? »  Il est avec eux dans leur déception.

Jésus se propose, il ne s’impose pas.

Et finalement, ce sont eux qui lui demandent : « RESTE AVEC NOUS ».

Alors Jésus leur donne SA PRESENCE EUCHARISTIQUE.

Leurs yeux s’ouvrent.  Ils sont réorientés vers Jérusalem, vers leurs frères.  Les voici eux-mêmes devenus des témoins de la Résurrection.

 

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Pèlerinage à Banneux des enfants du caté première communion de Stavelot et Francorchamps

 

L’AMOUR EN TEMPS DE PEUR. Conférence à Wavreumont le 15 avril 2018.

Le conférencier

D’origine albanaise, Bleri Lleshi est philosophe politique,
éducateur à Bruxelles (Molenbeek)
et professeur à l’UCCL (University College Leuven-Limburg).

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Peur de ne pas s’en sortir, peur de l’échec, peur des attentats, peur de la solitude, peur de vivre  ensemble, peur du changement, peur de demain. Nous vivons dans une société de la peur. Cette peur est parfois si écrasante qu’on se surprend à  penser : « Ne ferais-je pas mieux d’en finir tout de suite ? » Mais la mort n’est pas une option, car elle aussi nous fait peur. 

Pour le philosophe Bleri Lleshi, une des solutions est l’Amour. Non pas sous son aspect romantique ou à l’eau de rose des programmes télévisés (Les feux de l’amour), de la littérature (Cinquante nuances de Grey) ou du cinéma (la saga Twilight). Comme il y est présenté, l’amour ne serait qu’un produit de supermarché, disponible dans les rayonnages éclairés au néon.

Au contraire, l’amour est ce qui nous épanouit, nous fait grandir et nous réunit. Il demande un véritable engagement. Comme un arbre, il a besoin de s’enraciner avec force : dans les familles, mais aussi dans l’enseignement, l’espace public, les médias et la politique. Cet essai titille − et pourtant, il s’est construit sur les histoires quotidiennes de gens ordinaires, explique le philosophe des rues. Il ramène au centre du débat la solidarité et la spiritualité. Il rappelle l’urgence d’une société de l’amour. Une nécessité vitale en ces temps de peur.

Dimanche 15 avril 2018 à 15 heures

MONASTÈRE SAINT-REMACLE  Wavreumont, 9   4970 Stavelot
P.A.F. : 7 €
Infos : Frère Hubert (0477/99.03.26)