SEMAINE DE PRIÈRE POUR L’UNITÉ DES CHRÉTIENS DU 18 AU 25 JANVIER 2020

UNE SEMAINE DE PRIÈRE POUR L’UNITÉ

Jeudi 23 janvier

  • A 20h00, veillée œcuménique au monastère de Wavreumont

Chaque année, du 18 au 25 janvier, tous les chrétiens, quel que soit leur Eglise, sont invités à se mettre ensemble sous le regard de Dieu et à lui demander que se réalise la demande du Christ la veille de sa mort: «Que tous soient un». Lors de chaque célébration eucharistique, nous prions pour l’unité des chrétiens, alors pourquoi y consacrer une semaine spécifique ?

Veillée œcuménique du 25 janvier 2019 à Herstal – © Diocèse de Liège

Rappelons-nous que le désir de l’unité entre chrétiens n’est pas issu d’une volonté humaine, mais du Christ lui-même : il a demandé à Dieu son Père que tous ceux qui croiraient en lui soient unis entre eux aussi fortement que lui était uni à son Père.

Or c’est loin d’être le cas. Dès le début du christianisme le diviseur fit son œuvre: l’orgueil, la certitude de posséder la vérité, l’incompréhension culturelle, le tout aggravé par des questions politiques partisanes égoïstes, ont provoqué des divisions. Et avec le temps, celle-ci se sont aggravées.

Qu’avons-nous fait de l’appel du Christ ?

C’est à partir du milieu du 19ème siècle, d’abord dans des milieux protestants qu’est né le désir de prier ensemble le Seigneur de nous rendre l’unité. Il y eut ensuite une encyclique du patriarche de Constantinople il y aura bientôt cent ans. Enfin l’Eglise catholique rejoignit le mouvement avec des personnalités comme Don Lambert Beaudoin et l’abbé Couturier pour prendre une position officielle lors du Concile de Vatican II.

L’unité se manifeste aujourd’hui dans le témoignage du martyr : les chrétiens, quelque soient leur Eglise, sont victimes de la persécution dans de nombreux endroits; mais pour nous en Belgique, elle se manifeste dans le service commun des pauvres et dans la prière.

Ce sont ces deux aspects qui nous sont proposés cette année: lorsque l’apôtre Paul échappa à un naufrage, il fut recueilli à l’île de Malte ou les habitants lui témoignèrent “une humanité peu ordinaire” (Actes 28,2).

Aujourd’hui, à travers une brochure diffusée dans les paroisses, les chrétiens de Malte proposent à tous les chrétiens de méditer une partie des chapitres 27 et 28 du livre des actes et de faire nôtre leur prière. Ce sera pour tous l’occasion de se laisser interpeller par l’apôtre Paul et par la communauté de Malte (protestants, catholiques, orthodoxes), l’occasion d’écouter résonner en nous l’appel du Seigneur : “Que tous soient un”.

Office à la cathédrale

A Liège, la Concertation Œcuménique des Eglises de la Province vous invite à une célébration commune suivie d’un temps de rencontre fraternelle en la cathédrale Saint Paul le vendredi 24 à 19h30.

Après avoir vécu les années précédentes un culte protestant, puis l’office du Soir Orthodoxe, l’office du soir Syriaque, cette année nous irons nous immerger dans l’office du soir catholique, office qui se compose principalement de psaumes, nous faisant ainsi rejoindre la prière de la première communauté chrétienne, du Christ lui-même, et… de son propre peuple, le peuple Juif.

Luc MAHIELS

Communiqué – Brochure pour la Semaine de pière pour l’unité des chrétiens 2020

Activités œcuméniques recensées dans le diocèse

Jeudi 23 janvier

  • A 20h00, veillée œcuménique au monastère de Wavreumont
MERCREDI 22 JANVIER 2020
  • A 19h30, célébration au temple protestant d’Ampsin (rue Waloppe 34, 4540 Amay).
  • A 19h30, veillée œcuménique en l’église Saint-Etienne, Aux Awirs (rue Abbé Bolland 10, 4400 Flémalle).
JEUDI 23 JANVIER 2020
  • A 20h, veillée œcuménique de prière au Temple protestant (rue Ferrer 10, 4100 Seraing).
VENDREDI 24 JANVIER 2020
  • A 19h30, veillée en l’église Sainte-Marie-Madeleine de Wanze.
  • A 19h30, en la cathédrale Saint-Paul de Liège, célébration de l’office du soir organisée par la Concertation des Eglises Chrétiennes de la province de Liège avec la participation de Monseigneur Delville et de représentants des différentes Eglises chrétienne, suivie d’un temps de rencontre convivial. Après avoir découvert un culte protestant (il y a trois ans) l’office du soir Orthodoxe (il y a deux ans) et l’office syriaque l’année dernière, cette année nous redécouvrirons l’office catholique du soir, qui plonge ses racines dans la liturgie du temple de Jérusalem et la liturgie synagogale qui furent vécue par les apôtres.
LUNDI 27 JANVIER 2020
  • A 19h30, veillée œcuménique en l’église Saint-Remy d’Alleur.

RÉTROSPECTIVE RELIGIEUSE – L’ANNÉE 2019 VUE PAR MGR DELVILLE

29 DÉCEMBRE 2019

En l’an 2019, dans la sixième (et septième) année de l’épiscopat de Mgr Jean-Pierre Delville, l’Eglise de notre diocèse a fait preuve d’une belle vitalité. Nous avons rencontré l’évêque de Liège pour un bilan personnel.

Marche pour la Paix 2020 à Liège

Le 1er janvier 2020 dès 16h, la communauté Sant’Egidio invite tout le monde à sa traditionnelle Marche pour la Paix à Liège. A l’occasion de la Journée mondiale de la paix proposée par l’Eglise, les participants porteront des panneaux avec les noms de tous les pays en guerre dans le monde, tout en disant leur attachement à la cohabitation pacifique dans notre société…

Sous le thème « La paix, chemin d’espérance: dialogue, réconciliation et conversion écologique », l’édition 2020 de la Marche de la paix à Liège vous donne rendez-vous derrière l’Hôtel de Ville (Place du Commissaire Maigret) avec un départ prévu à 16h pour se rendre Place Saint-Paul où auront lieu quelques prises de paroles, dont celle de l’évêque de Liège, Mgr Jean-Pierre Delville et de représentants d’autres religions.

Plus d’informations sur le site www.santegidio.be.

Cliquez ici pour lire le message intégral de pape François

La crèche de Bethléem

Message de Noël de Mgr Jean-Pierre Delville aux internautes, prêtres et diacres, consacrées et consacrés et aux collaboratrices et collaborateurs laïcs du diocèse de Liège.

La crèche de Bethléem 

Chers Frères et Sœurs, chers Collaborateurs dans le ministère de l’évangile, Chers internautes,

Le pape François a visité récemment Greccio, la ville où saint François d’Assise a réalisé la première crèche. Il nous a même envoyé une lettre apostolique sur ce sujet et sur l’importance de monter des crèches aujourd’hui dans nos maisons. C’est une catéchèse vivante, car la crèche de saint François était une crèche vivante, où il y avait un vrai âne, un vrai bœuf, un vrai enfant et de vrais parents !

La crèche aujourd’hui, c’est une manière de dire que Jésus est accueilli chez nous, malgré les conditions parfois difficiles. Son accueil nous stimule à accueillir aussi l’immigré ou le réfugié qui arrive chez nous !
Et il nous stimule à accueillir Dieu dans un enfant, Dieu dans la petitesse, Dieu dans la tendresse que l’enfant suscite, tendresse qui symbolise toutes nos capacités d’amour.

Merci à chacun de vous pour son engagement tout au cours de l’année écoulée.
Merci, Seigneur, de nous éclairer et de nous réchauffer par ton amour !
Merci pour cette crèche de Bethléem renouvelée chez nous !
Qu’elle ouvre nos yeux et nos cœurs !
Qu’elle offre à tous le chemin vers la paix !
Qu’elle oriente tous les habitants de notre diocèse !
Gloire à Dieu et Paix sur la terre !
Joyeux Noël à tous !

† Jean-Pierre Delville, votre évêque

Bataille des Ardennes – Saint Vith sous les bombes à Noël 1944

Il y a 75 ans, au moment où les chrétiens fêtaient l’Incarnation du Fils de Dieu, les habitants de la petite ville de Saint-Vith ont vécu l’enfer. Dans le cadre de la bataille des Ardennes, lors d’un bombardement intensif par les Alliés les 25 et 26 décembre, elle a été quasi rayée de la carte.

C’est le 16 décembre 1944 qu’a débuté ce qu’on a appelé plus tard la “bataille des Ardennes” ou “l’offensive Von Rundstedt”. On pense souvent que cette bataille était concentrée surtout sur la province du Luxembourg et notamment la ville de Bastogne, mais c’est oublier que notre province, et notamment le sud de la région germanophone, a souffert énormément de ce dernier sursaut de l’armée allemande.

Le 16 septembre 1944, Hitler charge un état-major restreint de préparer une offensive en Ardennes. Cette opération reçoit le nom de “Wacht am Rhein”, allusion à l’hymne “Garde au Rhin”. Objectif: franchir la Meuse au sud-ouest de Liège, couper les forces alliées du nord de leur ligne de communication et s’emparer d’Anvers, lieu stratégique par excellence.

Saint-Vith, carrefour stratégique

La ville de Saint-Vith était un carrefour vital situé à la frontière avec le Troisième Reich et le Luxembourg. Elle disposait d’une gare de triage et de réparation des chemins de fer et est également située à proximité de la trouée de Losheim, une vallée qui traverse les crêtes densément boisées de la forêt ardennaise, axe majeur de la contre-offensive allemande. Plusieurs divisions américaines sous le commandement du général Bruce C. Clarke sont assignées à la défense de la ville.

La contre-offensive allemande est contenue avec succès par les troupes américaines, ralentissant considérablement l’avancée allemande sur tout le front des Ardennes. Toutefois, le général Clarke abandonne la ville le 21 décembre et ses troupes sont redéployées plus à l’ouest pour mettre en échec les attaques allemandes.

Destruction totale

Le 23 décembre, leurs positions sont toutefois intenables et les Américains battent en retraite à l’ouest de la Salm. Les Alliés bombardent alors intensivement Saint-Vith le 25 et 26 décembre 1944. La ville a été détruite à 95 %.

Saint-Vith, ou ce qu’il en restait, est libérée définitivement le 23 janvier 1945 par la 2e division d’infanterie et la 30e division d’infanterie US. Des combats perdurent jusqu’au 1er février 1945, date à partir de laquelle les dernières troupes allemandes quittent Saint-Vith et battent en retraite. L’opération “Wacht am Rhein” s’est terminée par un échec et dès lors les Alliés pourront lancer leur campagne ultime qui mènera à la chute du Troisième Reich.

Ralph SCHMEDER

Source :  https://www.evechedeliege.be/news/bataille-des-ardennes-saint-vith-sous-les-bombes-a-noel-1944/

Mot de l’évêque ; un avent centré sur le « nous »

 

Un avent centré sur le « nous »

Chers Frères et Sœurs,

Toussaint ou l’espérance

En ce mois de novembre, en ces jours de Toussaint et de Commémoration des défunts, où nous évoquons nos défunts et où nous nous rappelons notre condition mortelle, la foi chrétienne nous invite à l’espérance. Elle nous invite à croire à la résurrection des morts et à la vie éternelle. C’est pourquoi nous prions pour les défunts, nous célébrons des messes à leur intention, nous entourons de respect les défunts, nous assistons les mourants et nous accompagnons les familles en deuil. Dans une société où tout se fonctionnarise, cela pourrait paraître peu fonctionnel, peu utile. Et cependant, c’est très apprécié par les familles en deuil, par le personnel des hôpitaux et celui des maisons de repos et de soin. C’est dans cette ligne que les évêques de Belgique ont publié en juin leur lettre pastorale Je te prends par la main. Ils soulignent l’importance d’accompagner les mourants, tout en évitant d’assister à des euthanasies ou de sacraliser celles-ci par une prière.

La mission vers les périphéries

L’accompagnement des malades correspond à une mission aux périphéries de notre monde. Cette mission, je l’ai recommandée dans ma lettre pastorale d’octobre, le « mois extraordinaire de la mission universelle ». Je l’ai intitulée Va vers le pays que je te montrerai ! C’est une Parole de Dieu adressées à Abraham (Gn 12,1). Elle nous engage aujourd’hui à découvrir le monde avec des yeux nouveaux et à témoigner avec des mots nouveaux. Il s’agit aussi d’abandonner des choses devenues inutiles ou secondaires et de découvrir ce qui est utile et urgent. Il faut donc se mettre en état de mission, en particulier par l’amitié et par la prière ; pour cela il est précieux de constituer des groupes de prière autour de la Parole de Dieu, pour progresser dans la foi et inviter de nouvelles personnes.

Journée mondiale des Pauvres : La Vierge des Pauvres au Vatican

Cette année, le pape François nous fait l’honneur de placer une statue de la Vierge des Pauvres, Notre-Dame de Banneux, sur l’autel de la basilique Saint-Pierre pendant la messe qu’il présidera pour la Journée mondiale des Pauvres, dimanche 17 novembre, et il m’invite à concélébrer avec lui. Dans cette optique, j’invite chaque paroisse à avoir une attention spéciale pour les pauvres ce jour-là dans la liturgie et dans l’accueil.

Un avent pour dire « nous »

L’avent nous donne l’occasion d’être des témoins du Christ. On prépare Noël, on fait des crèches pour l’enfant Jésus, on est ému et intrigué par la naissance d’un Dieu enfant. Ainsi on est sensible à la situation des démunis de notre société. Cela nous stimule à soutenir les organisations qui luttent contre la pauvreté. L’Action « Vivre Ensemble » coordonne ces projets de lutte contre l’exclusion, elle contribue à leur financement et elle favorise l’insertion des plus démunis dans notre société. Elle nous invite cette année à « dire nous », c’est-à-dire à être sensibles à la dimension communautaire du « nous », et pas seulement à nos besoins individuels. Quant au dimanche de la Parole de Dieu, le pape vient de le fixer au 3e dimanche ordinaire (26 janvier 2020) et il ne sera plus fêté le premier dimanche de l’Avent.

Noël, cœur du mystère humain et chrétien

En fin d’année, nous fêterons Noël, la naissance de Jésus. Cette fête nous plonge au cœur du mystère de la vie. Beaucoup de gens dans le monde et dans notre société seront sensibles à cette dimension. C’est l’occasion de réfléchir avec eux et de dire notre foi. C’est aussi la fête de la grâce, la fête du premier pas que Dieu fait dans notre monde et dans notre vie. Il vient dans la pauvreté et dans la discrétion. On va le représenter dans de nombreuses crèches, construites et exposées à beaucoup d’endroits. Mais surtout accueillons Jésus dans la crèche de nos vies et dans l’amitié avec les pauvres ! Fêtons donc dans la joie et dans l’accueil mutuel cette fête qui parle au cœur de chacun !

+ Jean-Pierre Delville, votre évêque